Jean Roucas préfère ne plus s’afficher avec le Front national

 Jean Roucas préfère ne plus s’afficher avec le Front national

Jean Roucas : « Quand on est humoriste


 


Le Front national et Jean Roucas, c'est fini ! Enfin, pas tout à fait …L'humoriste, rendu célèbre grâce au Bébête Show, souhaite juste ne plus s'afficher avec les membres du parti Bleu Marine. La raison ? Purement économique et sûrement pas idéologique … Jean Roucas kiffe toujours le Front national …


 


"J'ai subi de nombreux boycotts. J'ai payé tout cela très cher", a raconté Jean Roucas, mardi 27 octobre au Parisien. Son dernier spectacle a même été déprogrammé du théâtre des Deux Ânes à Paris à cause d'un tweet que l'humoriste qualifie aujourd'hui de "connerie". "Les méthodes du PS contre les candidats FN : incendies, menaces de mort, agressions. Valls et ses SA en action. Heil Hollande !" avait-il alors posté sur les réseaux sociaux.


Jean Roucas avait alors préféré fermer son compte Twitter devant l'avalanche d'indignations. "Quand on est humoriste, et qui plus est chansonnier, on ne doit pas afficher ses convictions politiques. J'ai fait une erreur déontologique. Mais on m'y reprendra plus", a-t-il encore juré à nos confrères du Parisien.



C'était en 2013, lors de l'université du Front national, que Jean Roucas s'était pour la première fois affiché au FN aux côtés de l'avocat Gilbert Collard, devenu député affilié au FN. "C'est un parti qui réunit des gens qui souffrent", déclarait-il alors. L'engagement de Jean Roucas était alors total. 



Bien qu'il ait fermé son compte Twitter, Jean Roucas avait été convoqué par la police le 19 octobre pour un tweet à caractère raciste publié en septembre. Après une perquisition à son domicile pour vérifier que son compte était bien inactif, Jean Roucas a porté plainte à son tour, nous apprend Le Parisien. "Le mal est fait", déplore celui qui désormais aspire à "être tranquille".



Invité de France Inter ce mardi 27 octobre, Gilbert Collard, a tenu tout de même à saluer l'engagement de son ami: "On a très peu d’intellectuels capables de sortir d'un moule confortable. On l’a vu avec Roucas, méprisé". Rires …


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.