L’Unesco condamne les agressions israéliennes sur la mosquée Al-Aqsa

 L’Unesco condamne les agressions  israéliennes sur la mosquée Al-Aqsa

Contrôle des forces de sécurité israéliennes de l’esplanade des mosquées dans l’Est quartier de Jérusalem de Ras al-Amud


 


L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (L'UNESCO), a adopté une résolution ce mercredi 21 octobre qui « condamne fermement les agressions israéliennes et les mesures illégales limitant la liberté de culte et l’accès des musulmans au site sacré de la mosquée Al-Aqsa ». Elle « déplore vivement » les « irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site » et « exhorte Israël » à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent son caractère sacré ». 


 


Au cours du mois de septembre, période des fêtes juives, des affrontements presque quotidiens ont opposé les forces de l’ordre israéliennes et des Palestiniens, retranchés dans la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam.



Les Palestiniens accusent Israël de vouloir remettre en cause le "statut quo".Après l'annexion de Jérusalem-Est en 1967, pour éviter d'enflammer toute la région, Israël a laissé à la Jordanie la gestion des lieux saints musulmans, à travers une fondation (Waqf). En pratique, cet arrangement permet aux musulmans de monter quand ils le veulent sur l'esplanade, mais dans les faits, ils sont régulièrement soumis aux restrictions de la part d’Israël qui en contrôle en vérité l’accès.


Les juifs sont autorisés à s’y rendre à certaines heures mais ils ne peuvent pas prier. La fermeture du site certains jours, ou les restrictions ponctuelles en fonction de l’âge des hommes palestiniens, ainsi que les groupes de plus en plus larges de visiteurs extrémistes juifs, ont provoqué la fureur des Palestiniens.



La résolution votée à l'Unesco a également reconnu le Tombeau de Rachel à Bethléem et le Tombeau des Patriarches  à Hébron (deux sites juifs), comme faisant partie intégrante de la Palestine. En revanche, un paragraphe du texte, très polémique, a été supprimé. Il contenait une référence explosive au mur des Lamentations, en contrebas de l’esplanade des Mosquées, en le présentant comme partie intégrante du lieu saint musulman. La vieille ville de Jérusalem et ses remparts font partie du patrimoine mondial depuis 1981.



Présentés par un groupe de pays arabes (Algérie, Egypte, Emirats arabes unis, Koweït, Maroc et Tunisie) aux 58 membres du conseil exécutif de l’Unesco, le texte a recueilli 26 voix en sa faveur. Six délégations ont voté contre, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, 25 se sont abstenues, dont la France …


Avec AFP 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.