Un Erythréen abattu en Israël après avoir été pris pour « un terroriste »

 Un Erythréen abattu en Israël après avoir été pris pour « un terroriste »

L’Erythréen abattu après avoir été pris pour « un terroriste » ce dimanche 18 octobre à la gare routière de Beer-Sheva. AFP


 


Une vidéo qu'on vous déconseille, tellement les images sont dures. Un Erythréen est mort ce dimanche 18 octobre à la gare routière de Beer-Sheva, une ville du sud d'Israël, succombant à ses blessures après avoir été atteint par balles par un agent de sécurité qui l'a pris à tort pour un assaillant, a indiqué la police israélienne. Il a ensuite été frappé au sol par la foule et a notamment reçu plusieurs coups de pied violents dans la tête.


 


L'histoire commence quand un "Palestinien de 1948" (citoyen israélien, descendant des Palestiniens restés en Israël après la Nakba de 1948), armé d'un couteau et d'une arme à feu, tue un soldat israélien et en blesse dix autres. L'assaillant a été abattu très vite.


Des vidéos postées sur internet montrent un agent de sécurité israélien ouvrir le feu sur un autre homme, sans doute la victime érythréenne, qui tente de se cacher en marchant à quatre pattes. Plus tard, vraisemblablement après que le véritable assaillant eut été abattu, une autre vidéo montre une foule, amassée autour des blessés et des hommes, frapper l'Erythréen à coups de pied.



Depuis deux semaines et demie, les médias évoquent  une "escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens", oubliant que chaque jour des Palestiniens sont victimes de l'arbitraire israélien

En plus de la colonisation qui perdure, les habitants de la Cisjordanie occupée sont victimes d’exactions commises par les colons et chaque semaine des dizaines de Palestiniens sont incarcérés sans jugement dans des prisons militaires.


Le "regain de violence" est donc juste une suite logique de l'occupation militaire dont sont victimes les Palestiniens et qui dure depuis 1967, dans une indifférence quasi-générale …


 


Nadir Dendoune

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.