Le drapeau de la Palestine flotte désormais au siège de l’ONU

 Le drapeau de la Palestine flotte désormais au siège de l’ONU

HAKAN GOKTEPE / ANADOLU AGENCY


 


Le drapeau rouge, noir, blanc et vert de la Palestine a été hissé ce mercredi 30 septembre vers 13H15 (17H15 GMT) dans la roseraie de l'ONU, et devait l'être ensuite au côté des 193 bannières des Etats membres des Nations unies et de celle du Vatican, qui, comme la Palestine, a le statut d'Etat non membre.


 


« Dans ce moment historique, je dis à mon peuple partout: hissez le drapeau palestinien très haut, parce que c'est le symbole de notre identité. C'est un jour de fierté », a déclaré Abbas, au début de la cérémonie à laquelle assistaient plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.


« C'est un jour de fierté et d'honneur pour le peuple palestinien. Nous le dédions à tous nos martyrs, à nos prisonniers, aux blessés à tous ceux qui ont perdu leur vie en brandissant ce drapeau. », a continué le président palestinien. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, lui, s'est pris à espérer : « Puisse l'élevation de ce drapeau faire grandir l'espoir que la création d'un Etat palestinien est possible. Continuons à travailler ensemble pour réaliser les aspirations que ce drapeau incarne : Israéliens et Palestiniens, vivant côte-à-côte dans la paix et la sécurité. »




Quelques minutes auparavant, Mahmoud Abbas avait fait un long discours devant l'assemblée générale de L'ONU où il a annoncé la suspension des accords sécuritaires entre la Palestine et Israël.



« Israël a sapé les fondations sur lesquelles s’appuyaient nos accords sécuritaires et réduit à néant celles qui devaient mener à la construction de notre Etat », a lancé Mahmoud Abbas avant d'annoncer solennellement : « Nous déclarons officiellement que nous ne pouvons pas continuer à être liés par ces accords. Israël doit assumer toutes ses responsabilités en tant que puissance occupante. »


Des propos condamnés sans surprise Benjamin Netanyahu. « Le discours d’Abou Mazen (Mahmoud Abbas, ndlr) est mensonger, il encourage à l’incitation (anti-israélienne) et à la destruction au Moyen-Orient », a affirmé le bureau du Premier ministre israélien dans un communiqué. 


Le dirigeant palestinien a quitté la tribune sous les applaudissements. Il a ensuite assisté à la levée des couleurs palestiniennes devant l’ONU. Un drapeau qu’il espère voir flotter un jour à Jérusalem-Est, a-t-il précisé dans son discours.


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.