Pour son soutien à Israël, Pharrell Williams est hué en Afrique du Sud

 Pour son soutien à Israël, Pharrell Williams est hué en Afrique du Sud

Pharrell Williams


 


Ce lundi 21 septembre, Pharrell Williams, la star américaine de 42 ans, a été hué en marge de son concert au Cap en Afrique du Sud, organisé dans le cadre de sa tournée internationale.


 


Plusieurs centaines de sympathisants du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (Bds), ont dénoncé le partenariat du chanteur avec une chaîne de supermarchés accusée d'importer des produits d'Israël, en scandant les slogans « À bas Pharrell Williams », «Libérez la Palestine» et «Israël c'est l'apartheid». 



La branche sud-africaine de BDS avait appelé à manifester contre le chanteur en raison du partenariat qu'il a noué avec le groupe sud-africain de distribution Woolworths, accusé d'importer des produits agricoles israéliens qui viennent des territoires occupés. 



Pharrel Williams a été nommé cette année directeur artistique de Woolworths « dans le cadre d'une collaboration révolutionnaire pour des projets axés sur la durabilité », selon la chaîne de supermarchés haut de gamme. Le groupe rejette cependant formellement les accusations de BDS, affirmant que moins de 0,1% de ses produits alimentaires proviennent d'Israël.



Les organisateurs de BDS ont conseillé au chanteur de "Happy", que s'il tenait vraiment à rendre les gens « heureux », à rejoindre « la liste croissante des artistes comme Stevie Wonder, Lauryn Hill, Alice Walker, Roger Waters qui soutiennent le mouvement non-violent BDS ». Pharrell Williams n'a pour l'instant pas tenu à commenter ces propos …


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.