Une battue organisée pour retrouver l’homme de 80 ans atteint d’Alzheimer

 Une battue organisée pour retrouver l’homme de 80 ans atteint d’Alzheimer


 


Depuis que son père a disparu, Hicham Terrak a décidé d’arrêter de travailler. « Je passe mes journées à tenter de le retrouver », lâche-t-il, un brin désabusé. Son papa, El Mekki Terrak, un Marocain de 80 ans, habitant de Champigny-Sur-Marne (94) et atteint de la maladie d’Alzheimer, n’a plus donné signe de vie depuis deux semaines. 


 


Le jour de sa disparition, il portait un costume de couleur foncé et un béret sur la tête. « C'est la première fois qu'il disparaît de la sorte », explique Hicham. « Il est à un stade peu avancé de sa maladie, donc il est assez autonome. Tout le monde le connaît dans le quartier. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer », continue-t-il.


Après avoir fait le tour des commissariats des villes des alentours et coller des affiches un peu partout, Hicham et ses amis sillonnent désormais la région parisienne. Le week-end dernier, l’octogénaire aurait été vu à Paris, pas très loin du quartier de Barbès« Samedi, nous nous sommes rendus sur place mais pour l’instant nos recherches n’ont rien données », regrette-t-il.


Comme l’union fait la force, la famille Terrak lance un appel à l’aide. Elle donne rendez-vous « à tous ceux qui peuvent se libérer » ce mercredi 29 juillet à 16h15 à Paris devant le métro aérien à Barbès Rochechouart (Ligne 4).


« Nous remercions déjà toutes celles et tous ceux, et ils sont nombreux, qui nous ont apporté leur soutien depuis la disparition de mon père. Si chaque personne pouvait venir accompagnée, cela augmenterait nos chances de réussite », indique Hicham.


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.