Israël ferme le dossier sur la mort de quatre enfants sur une plage à Gaza

 Israël ferme le dossier sur la mort de quatre enfants sur une plage à Gaza


 


On n’attendait pas spécialement une autre décision mais bon, on espérait que la « seule démocratie » du Moyen-Orient fasse un effort. L'armée israélienne d’occupation a annoncé ce jeudi 11 juin qu'elle abandonnait les poursuites dans l'enquête sur la mort de quatre enfants de 9 à 11 ans sur une plage de Gaza en plein guerre l'été dernier et que le dossier était clos sans que personne ne soit condamné. 


 


Les quatre enfants avaient été fauchés le 16 juillet 2014 par un missile sur une plage très fréquentée de Gaza, alors qu’ils jouaient au football, à quelques centaines de mètres d'hôtels où logeaient des journalistes occidentaux. « Le dossier a été clos après une enquête criminelle complète », selon un communiqué militaire, qui ajoute que deux autres cas portant sur la mort de Palestiniens dans des combats avaient aussi été clos.



A la fin du mois d’avril, la justice militaire israélienne avait inculpé trois soldats pour pillage, les premiers à être poursuivis pour des agissements de l'armée, lors de la dernière guerre de Gaza, qui a fait rage à l'été 2014 dans l'enclave palestinienne. 2 200 Palestiniens avaient trouvé la mort. Côté israélien, 73 personnes avaient péri, dont 67 soldats



La conduite de cette guerre par Israël fait l'objet de différentes enquêtes internationales, que l’entité sioniste juge partiales, assurant être capable de rendre la justice lui-même. De leur côté, les dirigeants palestiniens veulent faire juger les dirigeants israéliens par la justice internationale pour crimes de guerre. La décision de clore le dossier est étonnante !


Les enquêteurs auraient pu par exemple se rappeler que le 4 mai dernier, l’association non gouvernementale israélienne Breaking the Silence (« rompre le silence »), qui regroupe d’anciens combattants, avait publié un recueil d’entretiens. Une soixantaine de soldats racontait la dérive morale de l’armée israélienne pendant la dernière guerre à Gaza. Des témoignages édifiants.


« Les soldats ont reçu pour instructions de leurs commandants de tirer sur chaque personne identifiée dans une zone de combat, dès lors que l’hypothèse de travail était que toute personne sur le terrain était un ennemi », détaillait l'un d'entre eux. « On nous a dit, il n’est pas censé y avoir de civils, si vous repérez quelqu’un, tirez ! », se souvient de son côté un sergent d’infanterie….


 


Nadir Dendoune


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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.