Une « première » rue Yasser Arafat à La Seyne-sur-Mer

 Une « première » rue Yasser Arafat à La Seyne-sur-Mer

asser Arafat. THOMAS COEX / AFP


 


Il y a quelques années, la ville de Belfort avait dû faire marche arrière: son projet de place Yasser Arafat avait "ému une partie de la communauté juive". Cette fois-ci, il semblerait que la ville de la Seyne-sur-Mer dans le Var aille jusqu'au bout.


 


Pour la première fois en France, une rue va donc être baptisée du nom de Yasser Arafat, décédé en novembre 2004, à Clamart (si l'on excepte la place "Yasser Arafat-Yitzhak Rabin" à Bobigny (Seine-Saint-Denis). 


Quelques voix se sont tout de même élevées dans l'opposition pour protester contre l'honneur fait à un "personnage controversé" voire, pour certains, à un "terroriste". Jusqu'ici sans effets donc. L'annonce a été validée par les élus du conseil municipal, ce mardi 2 juin. La délibération a été votée à une très large majorité.


Le maire Marc Vuillemot (PS), a juste expliqué que ce sont les habitants du quartier, réunis en commission, qui avaient choisi cette dénomination. Par ailleurs, il avoue ne pas bien comprendre la polémique: "Il y a aussi une rue Yitzhak-Rabin dans le quartier. Que je sache, les deux hommes ont reçu le prix Nobel de la paix ensemble ! Après, je ne suis pas allé mesurer les deux voies pour savoir laquelle était la plus grande…"


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.