Une vidéo des hôtesses d’Emirates cartonne sur les réseaux sociaux

 Une vidéo des hôtesses d’Emirates cartonne sur les réseaux sociaux

Sonia El Hicheri


C'est ce qu'on appelle un carton ! Sonia El Hicheri, 40 ans, hôtesse de l’air chez Emirates, ne s’attendait pas à un tel engouement autour de la vidéo qu’elle a initiée avec certains de ses collègues. 


« Je vis à Dubaï depuis 16 ans, depuis que je travaille pour la compagnie aérienne Emirates », explique la jeune femme originaire de Maisons-Alfort en région parisienne. Avant d'enchaîner « l’idée m’est venue après le début du confinement. Avec plusieurs amies, nous avons vu le don't rush challenge d'Air France et de nombreux groupes d'hôtesses et stewards du monde entier. On a beaucoup aimé mais on s'est dit que cela serait bien de changer. J'ai alors proposé l’ idée de la boulette de papier comme on l’avait déjà fait à plusieurs reprises pour des anniversaires et des mariages. L'idée était de s'occuper et de s'amuser. »


Le petit cercle d'amis, tous employés de la compagnie aérienne basée à Dubaï, s’organise alors sous la houlette de Sonia qui récupère les vidéos. Un cercle qui s'élargit. « L'idée était d'inclure tout le monde, du commandant de bord à l'hôtesse, en passant par la chef de cabine principale, et essayer aussi de représenter le côté cosmopolite de la compagnie », détaille Sonia.


Emirates emploie en effet plus de 22 000 personnels navigants et représente plus de 120 nationalités. « Nous avons même une mini hôtesse en la personne de la fille de 2 ans d'une de nos collègues », s'amuse celle que l'on aperçoit en avant-dernière position sur la vidéo. Prévoyante, elle contacte le service communication de l'entreprise Emirates pour obtenir l'autorisation de porter leurs uniformes dans la vidéo. Confinement oblige également aux Emirats arabes unis, chacun doit alors s'organiser pour réaliser sa vidéo. Souvent seul en posant son téléphone.  



« Ça nous a occupés plusieurs jours », sourit Sonia. « Mon mari, qui est en France, s'est occupé du montage et tous ensemble, nous avons discuté de la mise en scène car nous voulions obtenir un résultat sympa et envoyer un message positif à nos familles, nos amis et nos passagers ».


La boulette de papier qui se transmet virtuellement de vidéo en vidéo comporte ainsi des messages (en anglais) comme #StayHome (restez à la maison), # StayStrong (restez forts) ou #See you soon in the sky (à bientôt dans le ciel).


Une fois finalisée, Sonia poste alors sa vidéo sur sa page facebook et envoie la vidéo à Emirates. Réaction immédiate et emballée des responsables qui adorent l'idée et la spontanéité du message. Ils décident de la poster sur les réseaux sociaux officiels de la compagnie. Résultat : plus de 300 000 vues cumulées sur Facebook et Instagram en à peine 24 heures.


« Nous sommes plutôt fiers du résultat. On l'a fait pour le fun et pour garder un souvenir agréable de ce confinement et de ces moments difficiles pour beaucoup de gens. On ne pensait pas que ça allait autant plaire », observe Sonia.  Et de conclure : « Si ça a permis de donner un peu le sourire à nos passagers et nos collègues, c'est tout benéf' ! »


A voir et lire les milliers de messages positifs sous la vidéo, c'est gagné pour Sonia et ses amis.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.