Algérie. Tremblement de terre à Bejaïa en Kabylie

 Algérie. Tremblement de terre à Bejaïa en Kabylie

Séisme enregistré à Béjaïa en Kabylie à 1h 04 locale, jeudi 18 mars 2021. Photo : DR

Selon la protection civile algérienne, le tremblement de terre, peu profond, n’a pas fait de victimes. La secousse a été ressentie jusqu’à Alger.

 

La terre a tremblé cette nuit en Algérie. Un séisme peu profond et de magnitude 6 s’est déclenché dans la nuit de mercredi à jeudi (18 mars) au large de l’est de l’Algérie, a annoncé l’Institut américain de géophysique (USGS).

La secousse a suscité un mouvement de panique, mais sans faire de morts, selon la Protection civile algérienne. « La Protection civile rassure les citoyens qu’il n’y a pas de pertes en vies humaines ou de pertes matérielles importantes », affirme un communiqué de sa direction.

Algérie. Tremblement de terre à Bejaïa en Kabylie
Séisme à Bejaïa en Kabylie, survenu dans la nuit entre le 17 et le 18 mars 2021. Photo : DR

Le tremblement de terre s’est produit à 20 kilomètres au nord-est de la ville de Béjaïa en Kabylie à 1h 04 locale jeudi (0 h 04 GMT), à une profondeur de 10 kilomètres, selon l’USGS. Peu après, deux répliques de magnitude 5,2 et 4,7 lui ont succédé.

L’épicentre a été localisé à 28 km au Nord-Est de Cap-Carbon, à Béjaïa, a précisé le Centre algérien de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG) dans un communiqué. Une première secousse de magnitude 4 degrés sur l’échelle de Richter avait été enregistrée mercredi à 20 h 38 dans la même wilaya (département), selon ce centre.

Algérie. Tremblement de terre à Bejaïa en Kabylie
Chaussée profondément craquelée à la suite du tremblement de terre enregistré dans la nuit de mercredi à jeudi 18 mars 2021. Photo : DR

Des habitants se sont précipités dans la rue, selon des témoignages sur les réseaux sociaux. Des photos partagées sur les réseaux sociaux montraient des murs intérieurs émiettés. La protection civile a fait état d’un « effondrement partiel de trois anciennes bâtisses non habitées » à Béjaïa. Dans la préfecture de Jijel, à une cinquantaine de km à l’est de Béjaïa, « cinq personnes ont eu des fractures ou des entorses suite à la panique. L’une d’elles a sauté du premier étage et a été hospitalisée ». Le site Béjaïa.info publie des photos de maisons fissurées et de gravats dans les rues et écrit : « Des dégâts matériels mais pas de pertes humaines. ». 

La secousse a été ressentie jusqu’à Alger, à 250 km à l’ouest de Béjaïa, et à Annaba à 350 km à l’est, près de la frontière tunisienne.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.