Trophée des champions en Israël. Des militants en colère contre la ligue française de Football

 Trophée des champions en Israël. Des militants en colère contre la ligue française de Football

Le 11 mars dernier, la Ligue de Football Professionnel (LFP) annonce à la grande surprise générale que l’édition 2021 du trophée des Champions qui oppose Lille, vainqueur du Championnat, au PSG, vainqueur de la Coupe de France, se tiendra en Israël.

 

Ce n’est pas la première fois qu’un tel match se tient à l’étranger. Des pays comme le Canada, mais aussi les États-Unis, la Chine, le Maroc ou encore la Tunisie avaient déjà accueilli le Trophée des champions.

Mais la décision de la LFP de faire jouer cette rencontre à Tel Aviv le 5 août ne passe pas pour certains militants du mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions). Il y a quelques jours, ils ont adressé une lettre aux dirigeants mais aussi aux joueurs des deux clubs français pour demander l’annulation de la rencontre.

Ils écrivent : « Nous connaissons tous les lois du sport, le fameux fair-play qui consiste à respecter les règles sur le terrain, mais nous connaissons aussi l’éthique qui entoure la famille football, et ses valeurs humaines, essentiellement : le respect de l’adversaire, l‘antiracisme, et dernièrement la lutte contre l’homophobie. Alors quand Israël, qui colonise et opprime la Palestine depuis 73 ans, vient d’infliger au peuple palestinien un nouvel épisode dramatique de bombardements au cours duquel 254 Palestiniens ont été assassinés, dont 67 enfants, comment est-il envisageable d’organiser ce trophée des champions à Tel Aviv, comme si le football devait ignorer ces bombardements mortifères ? », s’interrogent les responsables du mouvement, rappelant « qu’Israël utilise le sport, entre autres, pour tenter de blanchir son image de régime d’oppression ».

Sauf miracle, la rencontre entre le PSG et Lille pour remporter le trophée des Champions aura bien lieu à Tel Aviv le 5 août prochain.

Selon les informations de nos confrères de l’Equipe, l’offre israélienne qui s’élève à 1,7 million d’euros) est la seule offre reçue par la LFP pour organiser ce match de gala. On apprend également que chacune des deux équipes participantes recevra 600 000 €.  Un beau pactole.

On voit mal donc les co-équipiers parisiens de Mbappé ou les joueurs lillois emmenés par le turc Burak Yılmaz s’opposer à leurs dirigeants.

Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG, membre du conseil d’administration de la LFP, ne s’est pas non plus opposé à ce choix, même si le Qatar n’entretient pas de bonnes relations avec Israël…

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.