Ben & Jerry’s va cesser de vendre ses glaces en Palestine occupée

 Ben & Jerry’s va cesser de vendre ses glaces en Palestine occupée

Fondé en 1978, Ben & Jerry’s est une entreprise connue pour ses engagements progressistes, de la protection de l’écologie au respect des droits humains

Le fabricant américain de glaces Ben & Jerry’s a annoncé ce lundi 19 juillet son intention d’arrêter de commercialiser ses produits dans les territoires palestiniens occupés, invoquant « les valeurs » de l’entreprise.

« Nous pensons qu’il n’est pas compatible avec nos valeurs que les glaces Ben & Jerry’s soient vendues dans les Territoires palestiniens occupés », a affirmé la filiale d’Unilever, dans un communiqué publié lundi.

Une décision qui a sans surprise déclenché la colère des dirigeants israéliens. Le « boycott ne marche pas et ne marchera pas, et nous nous battrons avec toutes nos forces », a réagi le bureau du Premier ministre israélien Naftali Bennett. Ajoutant, « des glaces il y en a beaucoup, mais nous n’avons qu’un seul pays ». La « décision de Ben & Jerry’s est une capitulation honteuse à l’antisémitisme, au mouvement BDS, à tout ce qui est mauvais dans le discours anti-israélien et anti-juif », a commenté pour sa part le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid dans une vidéo. Nous « savons désormais, nous Israéliens, quelle glace ne pas acheter », a par ailleurs réagi l’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dans un message sur Twitter.

Fondé en 1978, Ben & Jerry’s est une entreprise connue pour ses engagements progressistes, de la protection de l’écologie au respect des droits humains ou la question des inégalités. Leur décision bien que tardive est donc logique.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.