Desmond Tutu l’ami de la Palestine est décédé

 Desmond Tutu l’ami de la Palestine est décédé

L’icône de la lutte contre l’Apartheid, Desmond Tutu, dressait un parallèle entre l’Afrique du Sud la cause de la Palestine.

Ami de longue date de Nelson Mandela, apôtre, tout comme lui, d’un combat pacifique contre l’Apartheid en Afrique du Sud, l’homme d’Église Desmond Tutu s’est éteint dimanche 26 décembre, à 90 ans. Au-delà de son pays, c’était aussi un défenseur de la Palestine et des Palestiniens

Ses combats ne se limitaient pas à l’Afrique du Sud. Desmond Tutu dénonçait tout ce qui lui semblait injuste, défendait les droits des homosexuels ou, plus récemment du droit à mourir dignement, s’indignait des conflits en République démocratique du Congo, au Soudan, au Kenya ou en Palestine, etc.

Depuis sa mort, les éloges se sont multipliés pour rendre un vibrant hommage au Nobel de la Paix 1984. Mais très peu ont salué son combat contre l’occupation israélienne en Palestine.

En 2002 déjà, ce défenseur infatigable des droits humains comparait le sort réservé aux Palestiniens par l’État d’Israël à ceux qu’avait réservés le régime d’apartheid sud-africain à son peuple. Il déclarait alors : « J’ai assisté à l’humiliation systématique des Palestiniens, hommes, femmes et enfants, par les membres des forces de sécurité israélienne. (…) Leur humiliation est familière à tous les Sud-Africains qui étaient parqués, harcelés, insultés et agressés par les forces de sécurité du gouvernement de l’apartheid ».

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.