Paris-Marseille à vélo pour soutenir leur ami, atteint d’un cancer

 Paris-Marseille à vélo pour soutenir leur ami, atteint d’un cancer

Ismail El Omari, Walid Bouchiki et Ali Chemchaoui ont fait Paris-Marseille à bicyclette, en soutien à leur ami atteint d’un cancer. Photo : DR

Ils auraient pu abandonner mais la maladie de leur ami les a fait tenir. En cinq jours, du lundi 22 au vendredi 26 août dernier, Ismail El Omari, 28 ans, Walid Bouchiki, 26 ans et Ali Chemchaoui 40, ont rejoint, depuis Paris, Marseille à vélo.

 

« On a roulé en moyenne 9h par jour », raconte Ismaïl, à l’initiative du projet. Les trois compères qui n’avaient jamais fait de vélo auparavant, fréquentent la même salle de sport, le Fitness Park d’Aéroville (93) où Ismaïl est manager, Walid coach, et Ali, simple adhérent. C’est d’ailleurs de cette salle de sport francilienne qu’a démarré leur périple. Après 854 km de VTT, ils ont atteint le Fitness Park de Marseille.

Les trois sportifs ont roulé 200 kilomètres le premier et le deuxième jour, 154 kilomètres le troisième et le quatrième jour et 152 kilomètres le dernier jour. « On a ramené le strict nécessaire, une brosse à dent, un boxer et un t-shirt de rechange, une chaine de vélo et une chambre à air », précise Ismaïl.

Un voyage que ces non spécialistes du deux roues ont préparé en seulement six semaines. « On a fait une virée à vélo jusqu’à Dieppe en guise de test, raconte Ismaïl. Au-delà du défi sportif, ce périple a été surtout un moyen de récolter des fonds pour notre ami Rizki ». A seulement 27 ans, c’est la troisième fois que leur ami lutte contre un cancer. « Y a eu des moments très difficiles pendant notre aventure et c’est en pensant à lui que nous n’avons rien lâché », lâche fièrement Ismaïl.

L’aventurier retient surtout de ce voyage les belles rencontres. « On a été à chaque fois très bien accueillis par nos concitoyens », s’enthousiasme Ismaïl. « Heureusement qu’on ne se fie pas à ce qu’on voit à la télé », conclut le jeune homme qui prépare déjà un autre gros projet. Cette fois-ci, ce sera au Maroc.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.