Concert. Le Cabaret Sauvage lance son festival d’été

 Concert. Le Cabaret Sauvage lance son festival d’été

Le compositeur et chanteur algérien Amazigh Kateb, fondateur du groupe Gnawa diffusion, se produit au Cabaret Sauvage, le 30 juin 2023, au Parc de la Villette à Paris. FETHI BELAID / AFP

Découvrir le monde sans quitter Paris. C’est la mission que s’est confiée depuis plus d’un quart de siècle le Cabaret sauvage, la salle de spectacle parisienne nichée au cœur du Parc de la Villette à Paris.

Ce mardi 27 juin, le Cabaret Sauvage a lancé la 2ème édition de son Festival d’été. Une programmation éclectique afin de satisfaire le plus grand nombre.

« L’objectif de notre festival est simple : réunir des dizaines d’artistes, accueillir des milliers de spectateurs et parvenir à se faire une place dans le paysage régional et national des festivals de l’été », précise au Courrier de l’Atlas Manon Jaupitre, chargée de communication au Cabaret Sauvage.

Une édition qui commence bien. Mardi 27 juin, pour l’ouverture du festival, la salle était quasiment pleine pour accueillir le groupe chilien Chico Trujillo. Et les autres concerts (jusqu’au 29 juillet) commencent tout doucement à se remplir.

Ce vendredi soir (30 juin), ce sera au tour de Gnawa diffusion, un habitué des lieux de mettre le feu à la scène. Menée par Amazigh Kateb, fils de l’écrivain Kateb Yacine, cette bande de copains originaire de Grenoble, explore depuis vingt ans la richesse musicale de l’Afrique du Nord, à base de chaâbi, de gnawi, de reggae, de rock, de punk et de musique orientale.

La suite de la programmation est tout aussi impressionnante. Cette année, le Cabaret sauvage fait la part belle au Mali en accueillant d’abord Salif Keïta, pilier de l’afrobeat. « La Voix d’or de l’Afrique » sera sur scène le 7 juillet, puis ce sera au tour du célèbre couple Amadou et Mariam. Les interprètes d’un « Dimanche à Bamako » investiront la scène du Cabaret sauvage le samedi 8 juillet.

Après le Mali, le festival d’été pose ses valises en Angola, d’abord avec la chanteuse Pongo le 9 juillet. Puis trois semaines plus tard, le 28, avec l’unique Bonga et ses 50 ans de carrière. Le festival d’été fera aussi honneur au reggae, le 4 et 5 juillet, avec les Jamaïcains d’Inna De Yard. Johnny Osbourne viendra clôturer cette édition le 29 juillet.

La France ne sera pas oubliée, avec le 6 juillet, la dernière date de la tournée de Tryo, le groupe français devenu célèbre après son tube « l’Hymne de nos campagnes« .

  • Vendredi 30 juin 2023 : Gnawa Diffusion + Alright Mela Meets Jaouad
  • Samedi 1er juillet 2023 : Club Sauvage avec Hotmood, De la Groove, Zar Electrik, Kabylie Minogue
  • Dimanche 2 juillet 2023 : salle des fêtes avec Habibitch, Kif Kif Bledi, Kabylie Minogue et Leïla Koumiya
  • Mardi 4 et mercredi 5 juillet 2023 : Inna de Yard
  • Jeudi 6 juillet 2023 : Tryo
  • Vendredi 7 juillet 2023 : Salif Keïta
  • Samedi 8 juillet 2023 : Amadou & Mariam
  • Dimanche 9 juillet 2023 : Pongo
  • Vendredi 28 juillet 2023 : Bonga
  • Samedi 29 juillet 2023 : Johnny Osbourne + summer reggae sound avec Lone Ranger, Joseph Cotton, Fatta soul stereo

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.