Les Smala AwarDz, une cérémonie pour célébrer les talents algériens

 Les Smala AwarDz, une cérémonie pour célébrer les talents algériens

L’équipe de SMALA Media : le président Wasil Echchenna (D) et le directeur général Djibril Tachefine (G). Au centre, Sawsan Bouzidi (« Miss Amazigh »), présente lors du lancement du magazine.

C’est une première ! Et l’initiative tombe à pic ! Le 22 avril 2025, le média SMALA, dédié à l’Algérie, inaugure un tout nouvel événement : les Smala AwarDz. Une soirée de remise de prix au Théâtre Hébertot à Paris visant à récompenser les talents algériens dans douze catégories, du cinéma à la science, en passant par la musique, la gastronomie et l’entrepreneuriat. L’objectif affiché : mettre en lumière celles et ceux qui contribuent, à leur manière, au rayonnement de l’Algérie à travers le monde.

Un vote partagé entre le public et un jury

La compétition repose sur un système de votes ouverts au public via le site officiel de l’événement (smala.media/awardz). Afin d’éviter un simple concours de popularité et de garantir une certaine objectivité dans le choix des lauréats, un jury composé de personnalités telles que la blogueuse culinaire Sherazade Laoudedj, le créateur de contenus Ramy Zemmouchi, le producteur Mehdi Benaissa ou encore l’actrice Inés Abdelli, star populaire des réseaux sociaux algériens, attribuera les 50 % restants des voix. Ce jury sera présidé par la chroniqueuse radio Rose Ameziane.

Des nominés aux parcours variés

Côté sélection, les profils retenus sont aussi divers que les disciplines représentées. En cinéma, on retrouve des noms connus, comme l’acteur-rappeur Sofiane Zermani, alias Fianso, qui a lancé une bourse pour aider les jeunes cinéastes algériens à développer leur premier long-métrage, ou encore le réalisateur Chakib Taleb-Bendiab, dont le film a été sélectionné pour représenter l’Algérie aux Oscars 2025. En musique, la nouvelle génération du raï et du rap est bien représentée avec le rappeur Tif, le chanteur Saint Levant ou encore la chanteuse Lyna Mahyem, qui cartonne avec son titre Jamais Yensak.

Le patrimoine culturel algérien est également mis en avant avec des créateurs comme Iyas Begriche (Iyasoony) et ses cartes illustrées de tenues traditionnelles, ou encore Amel Keltoum Mezouar (Zianyde), qui réinvente le vêtement masculin algérien.

Gastronomie, sport, engagement : des catégories variées

La gastronomie trouve aussi sa place avec des figures telles que Katia Barek et sa cantine parisienne Majouja (voir nos éditions), ou encore le chef cuisinier Akrame Benallal, qui a participé à la conception du menu du Village Olympique des JO de Paris 2024.

Dans la catégorie sport, la boxeuse Imane Khelif et l’athlète handisport algérien Skander Athmani sont en lice après leurs performances aux JO et Paralympiques de Paris. Côté engagement, le militant écologiste Amar Adjili s’illustre avec son projet de reboisement en Algérie, tandis que le chorégraphe Mehdi Si No Mad mobilise la scène hip-hop en soutien à la Palestine, un engagement d’autant plus salutaire alors que Gaza a été dévastée.

Une première édition qui pose les bases

Reste à voir si les Smala AwarDz parviendront à s’imposer comme un rendez-vous de référence et si le public répondra présent. En attendant, cette première édition, prévue le 22 avril 2025, constitue déjà un pari audacieux. Entre hommage aux talents et volonté de fédérer une diaspora éparpillée, SMALA tente ici d’inscrire l’excellence algérienne dans une reconnaissance plus institutionnelle.

Informations pratiques

Date : 22 avril 2025
Lieu : Théâtre Hébertot, 17e arrondissement, Paris
Billetterie : my.weezevent.com/smala-awardz

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.