Mélenchon s’excuse d’avoir « déformé par erreur » le nom de Glucksmann

Le fondateur de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon lors d’un meeting le 1er mars 2026 à Perpignan © Ed JONES / AFP
Lors d’un meeting, le chef de LFI a fait référence à l’eurodéputé social-démocrate, prononçant d’abord son nom « Glucksman » puis, en se reprenant « Glucksmane ».
Ses propos ont réactivé des accusations d’antisémitisme dont il se défend. Quelques jours plus tôt, il avait déjà été critiqué pour avoir ironisé sur le nom à consonance juive du criminel sexuel Jeffrey Epstein, en se demandant si la prononciation « Epstine » ne visait pas à le russifier.
Jean-Luc Mélenchon a affirmé avoir « déformé par erreur beaucoup de noms dans ce discours », comme celui de Donald Trump. « Celui de Glucksmann provoque des réactions alors même que j’ai rectifié sur le champ. J’en suis le premier désolé pensant à ceux que cela blesse. Je retiens la leçon. On ne m’y reprendra pas », a dit celui qui formule rarement des excuses suite à ses prises de parole.
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Eaux brunes
Raphaël Glucksmann avait qualifié Jean-Luc Mélenchon de « Jean-Marie Le Pen de notre époque ». « Il est devenu ce mélange de trublion et de clown qui joue avec les pires codes de l’extrême droite française et de l’antisémitisme », avait-il insisté.
D’autres personnalités politiques, comme l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, ont aussi comparé l’insoumis au défunt fondateur du Front national, plusieurs fois condamné par la justice pour des propos sur les Juifs ou la Seconde Guerre mondiale.
LFI traverse une tempête politique depuis la mise en cause de collaborateurs de son député Raphaël Arnault dans l’enquête sur la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon.
Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a estimé que « tout ça finira mal », dénonçant « ce qui n’est plus un dérapage mais une stratégie qui dérive sur les eaux brunes de l’antisémitisme ».
