Élections sénatoriales 2026 : ambitions du RN et espoirs de LFI

 Élections sénatoriales 2026 : ambitions du RN et espoirs de LFI

David Guiraud, candidat de La France Insoumise à Roubaix, applaudi par ses partisans après sa victoire au second tour des municipales 2026. © Francois LO PRESTI / AFP

Considérées comme le « miroir » des municipales, les élections sénatoriales de l’automne 2026 laissent présager une poussée du RN et une légère percée de LFI.

Le lien entre municipales et Sénat

La composition du Sénat découle directement du scrutin municipal. Les 348 sénateurs sont en effet élus par un collège de grands électeurs à l’échelle de chaque département, dont 95% sont en fait… des conseillers municipaux.

La moitié de l’hémicycle doit être renouvelée fin septembre: les territoires du pourtour méditerranéen sont concernés, tout comme le Rhône, la Gironde et l’Alsace. Mais pas l’Île-de-France, ni le Nord et le Pas-de-Calais, qui éliront leurs sénateurs en 2029.

La droite reste dominante, le RN en embuscade

Les scores de dimanche soir permettent donc d’y voir beaucoup plus clair sur les forces en présence. La droite reste confortablement installée au sein de la chambre haute. Mais l’enseignement principal des municipales est à observer du côté du Rassemblement national, qui ne compte actuellement que trois sénateurs.

Le parti à la flamme, en progression partout dans l’Hexagone, revendique plus de 3 000 conseillers municipaux avec ses alliés. Ainsi, il pourrait atteindre la barre des dix élus au Sénat, nécessaire pour constituer un groupe. Et c’est sans compter sur la poussée « souterraine » du RN, dans des localités sans étiquette où le parti s’implante.

LFI vise son premier sénateur

Du côté de La France Insoumise, on compte sur le « millier » de conseillers municipaux pour obtenir le premier sénateur du mouvement à la rentrée. Si le Nord, La Réunion et l’Île-de-France, où LFI a brillé, ne seront renouvelés qu’en 2029, le Rhône semble être la « cible principale » du parti, après les victoires à Vénissieux, Vaulx-en-Velin et Saint-Fons.

PS et écologistes : des enjeux localisés

Pour le PS, première force d’opposition au Sénat, les municipales laissent entrevoir quelques zones « préoccupantes » comme la Creuse, l’Aude et la Gironde. Les socialistes pourraient en revanche récupérer un siège à Strasbourg au détriment des Ecologistes, qui risquent, eux, de payer la perte de plusieurs villes comme Bordeaux, où ils comptaient un élu.

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