Vous reprendrez bien un TACO… à la sauce Trump ?

Manifestation à New York, une personne tient une pancarte représentant Donald Trump transformé en « Taco in Chief » lors d’un rassemblement « Workers over billionaires ».
Depuis quelque temps, un acronyme à la fois savoureux et moqueur circule : TACO, pour “Trump Always Chickens Out”. Traduction : « Trump se dégonfle toujours ».
Derrière la blague, une mécanique désormais bien connue se met en place. Sanctions, droits de douane, frappes militaires, voire menaces d’anéantissement d’une civilisation millénaire… le président américain enchaîne les annonces spectaculaires avant de reculer à la dernière minute, souvent sous la pression des marchés ou du contexte diplomatique.
Le terme apparaît pour la première fois en 2025 sous la plume d’un éditorialiste du Financial Times. Il décrivait alors une stratégie économique où les marchés plongent après un coup de menton présidentiel, puis rebondissent dès que la Maison-Blanche temporise.
Mais en 2026, le TACO a quitté la finance pour s’inviter en géopolitique. Des tensions avec l’Iran aux convoitises sur le Groenland, l’acronyme est devenu un raccourci ironique pour désigner une méthode faite d’escalades verbales suivies de replis.
Au point de devenir un mème repris jusque dans les talk-shows américains, où l’on parle désormais de “Taco Tuesday” pour se moquer de ces volte-face, notamment après les menaces enflammées adressées à Téhéran, vite suivies de signaux d’apaisement.
Reste à savoir si le TACO relève d’une tactique assumée ou d’une imprévisibilité inquiétante, qui alimente, jusque dans son propre camp, des interrogations sur la santé mentale de l’actuel locataire de la Maison-Blanche.
Nul doute qu’être associé à un incontournable de la street food mexicaine doit mettre Trump dans une furie épique…
