Liban : un soldat de la FINUL tué, une urgence humanitaire « immense »

Cérémonie d’hommage à un Casque bleu français de la FINUL à l’aéroport de Beyrouth, le 19 avril 2026. Photo : Handout / UNIFIL / AFP
Samedi, les Casques bleus ont été une nouvelle fois pris pour cible dans le sud du Liban, faisant un mort. Les ONG alertent sur une situation humanitaire qualifiée d’« immense ».
« Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah », a déclaré Emmanuel Macron dans un message publié sur X samedi 18 avril. Pris dans une embuscade ce week-end, un Casque bleu français de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) a été tué, tandis que trois autres ont été blessés dans le sud du pays.
Le Hezbollah, allié pro-iranien, a rapidement démenti toute implication. « Le Hezbollah nie avoir un lien avec l’incident survenu avec la FINUL », a indiqué le groupe dans un communiqué.
Le président français a exigé des autorités libanaises qu’elles « arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la FINUL ». Le président libanais Joseph Aoun a, de son côté, condamné l’attaque contre les Casques bleus.
> A lire aussi : Génocides : Arménie, oui, et Gaza ?
Embuscade meurtrière contre la FINUL
Le sergent-chef Florian Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, est tombé lors d’une mission dans la région de Deir-Kifa. Dans un message publié sur X le 18 avril, Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, a précisé les circonstances de l’attaque.
« Ce matin, alors qu’il était en mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste de la FINUL isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé (…) Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer », a-t-elle indiqué.
Le ministère des Affaires étrangères a précisé que parmi les trois Casques bleus blessés, deux sont dans un état grave.
> A lire aussi : Cessez-le-feu Israël-Liban : un accord déjà fragilisé
Urgence humanitaire
Selon Médecins sans frontières (MSF), malgré le cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban entré en vigueur le 16 avril, la situation reste extrêmement instable dans le sud du pays.
« Si l’arrêt des frappes offre un répit, l’urgence humanitaire demeure immense, notamment en raison de l’impact psychologique de mois de traumatismes liés aux tueries, aux déplacements et au manque de produits de première nécessité », alerte l’ONG.
Selon MSF, plus de 64 000 personnes seraient encore déplacées à l’intérieur du pays, dans un contexte de tensions persistantes au sud du Liban.
> A lire aussi : Liban : Israël accusé de frapper les professionnels de santé
