Iran : accord de paix annoncé, Ormuz libéré

Le détroit d’Ormuz, au cœur de l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, rouvert à la navigation après plusieurs semaines de tensions. © AMIRHOSSEIN KHORGOOEI / ISNA / AFP
Les États-Unis et l’Iran sont finalement parvenus à un accord de paix. Le détroit d’Ormuz, le Liban et la situation au Moyen-Orient devraient enfin commencer à s’apaiser.
« L’accord de paix entre les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran a été CONCLU (…) Les deux parties ont déclaré la fin immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban », annonçait, hier soir (14 juin), le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif.
Médiateur clé du conflit, ce dernier se félicitait de la fin « immédiate » de la guerre au Moyen-Orient, débutée le 28 février dernier, et de la réouverture du détroit d’Ormuz. Sur son réseau social Truth, le président américain Donald Trump confirmait l’accord :
« L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais achevé (…) J’autorise pleinement l’ouverture du détroit d’Ormuz et, simultanément, j’autorise la levée immédiate du blocus naval des États-Unis ».
https://truthsocial.com/@realDonaldTrump
Accord salué en Europe
Les États européens saluaient également l’accord de paix trouvé entre les deux pays et gardent les yeux rivés sur le détroit d’Ormuz.
« Cet accord doit permettre la réouverture urgente et inconditionnelle du détroit d’Ormuz, que la mission internationale mise en place avec le Royaume-Uni est prête à accompagner (…) La reprise du trafic maritime, sans restriction ni péage, est une condition indispensable à la stabilité régionale et à l’économie mondiale », déclarait Emmanuel Macron sur X.
Même son de cloche de la part du Premier ministre britannique Keir Starmer, qui rappelait également l’enjeu nucléaire :
« L’attention doit désormais se tourner vers la mise en œuvre complète du protocole d’accord afin de s’assurer que le détroit se rouvre et reste pleinement et définitivement ouvert, et que les éléments détaillés de l’accord nucléaire soient finalisés ».
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Le Liban pas oublié
De son côté, le Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran confirmait (14 juin) avoir finalisé un accord pour mettre fin à la guerre, incluant le Liban :
« Selon les accords conclus, la guerre et les opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, cesseront immédiatement et définitivement à partir de ce soir (…) le blocus naval imposé à l’Iran sera levé immédiatement et dans son intégralité ».
Hier (14 juin), António Guterres, secrétaire général de l’ONU, déplorait de nouvelles frappes israéliennes au Liban :
« Je condamne fermement les frappes israéliennes d’aujourd’hui sur Beyrouth (…) à un moment où les États-Unis et l’Iran devraient parvenir à un accord qui ouvrira la voie à une résolution pacifique de ce conflit (…) J’exhorte toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue en ce moment crucial ».
Un accord de paix qui reste donc fragile, mais dont la cérémonie officielle de signature devrait avoir lieu vendredi prochain (19 juin).


