La pseudo-liste d’espions de Jabaroot, un coup d’épée dans l’eau

 La pseudo-liste d’espions de Jabaroot, un coup d’épée dans l’eau

Siège de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) à Rabat, au Maroc.

Finalement, la soi-disant liste de 70 000 agents des services de sécurité et de renseignement marocains, publiée par les apprentis sorciers du groupe Jabaroot, n’est qu’un coup d’épée dans l’eau.

La Direction Générale de la Sûreté nationale (DGSN) et la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) ont démenti, jeudi 27 août, de manière catégorique, toute intrusion dans leurs systèmes d’information ou leurs bases de données de sécurité, qui sont soumis aux normes de cybersécurité les plus strictes.

La soi-disant nouvelle fuite de données personnelles qui a été mise en ligne sur le réseau social Telegram, lundi 24 août, serait l’œuvre d’apprentis sorciers et non de hackers aguerris.

Preuves de falsification

La liste comprend des anomalies majeures, notamment des personnes décédées (comme l’ex-directeur du BCIJ). De plus, les documents et photographies partagés montrent des uniformes et des grades inexistants au Maroc, des identités visuelles erronées ainsi que des fautes de grammaire flagrantes.

En effet, le Pôle DGSN-DGST a démenti toute intrusion dans ses systèmes d’information ou ses bases de données de sécurité et a affirmé que les données personnelles publiées récemment ne résultent en aucun cas d’une intrusion dans ses systèmes de sécurité, soulignant qu’il s’agit de données anciennes ayant été téléchargées à partir de bases de données et de systèmes d’information gérés par des compagnies d’assurance et des organismes de couverture sociale et de santé.

De même, le communiqué met en garde contre la diffusion fréquente de photographies truquées, présentées de manière trompeuse et malveillante comme représentant des fonctionnaires femmes et hommes dans divers services de sécurité, et de la mise en circulation de documents falsifiés et contrefaits présentés comme des documents de sécurité.

Et d’ajouter qu’il s’agit manifestement de fausses images et de documents falsifiés, compte tenu de l’utilisation d’uniformes et de grades militaires qui n’existent pas au Maroc et ne sont pas d’usage au sein de la DGSN. De plus, les documents divulgués contiennent des identités visuelles erronées et des fautes de grammaire flagrantes.

Le Pôle DGSN-DGST réfute toutes les fausses informations faisant état d’une intrusion dans les systèmes de données de sécurité, qui ne sont pas connectés à des réseaux ouverts à l’Internet, et affirme que les enquêtes et investigations de sécurité se poursuivent sous la supervision du Parquet compétent afin d’identifier et d’appréhender toutes les personnes impliquées dans la fabrication, la production et la diffusion au public de ces fausses informations.

 

 

Mohamed El Hamraoui