Aider les policiers agressés, sanctionner les policiers coupables

 Aider les policiers agressés, sanctionner les policiers coupables

22 juillet 2020, Montreuil (93), FRANCE. Amar Benmohamed, brigadier-chef au sein de la Police Nationale, lanceur d alerte qui a denonce les maltraitances et vols au depot du tribunal de Paris. Yann Castanier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Un nouveau dispositif au service des policiers agressés a été mis en œuvre. Et ce, quelques jours après des révélations d’actes inappropriés au dépôt du TGI de Paris.

 

Agressés

Le ministère de l’Intérieur annonçait hier (3 août), la mise en place d’un dispositif d’assistance dédié aux policiers agressés.

« En 2019, plus de 50 000 faits d’agression, menace, outrage ou injure à l’encontre de policiers ont été enregistrés », avance le ministère dans un communiqué.

Le MI a activé plusieurs services dès lundi 3 août. Une réponse favorable à la proposition de Frédéric Veaux, directeur général de la police nationale.

Tout policier victime pourra accéder à une adresse électronique et à un numéro vert. Accessible 7 jours sur 7, même les jours fériés la plateforme lui permettra d’être écouté, conseillé et orienté.

 Accusation

Le timing de l’annonce et la mise en place de ce dispositif d’assistance pour les policiers agressés pourrait paraître opportuns.

La semaine dernière, le brigadier-chef Amar Benmohamed révélait des centaines de cas de maltraitance et de propos racistes dans les cellules du TGI de Paris.

Des faits réguliers depuis deux ans, concernant lesquels une enquête a été déclenchée par l’Inspection générale de la police nationale.

Résultat : des sanctions administratives pour cinq policiers et conseil de discipline pour un dernier.

Polémique

Depuis que la presse a relayé les révélations d’Amar Benmohamed, la polémique a pris de l’ampleur.

Le brigadier-chef indiquait notamment avoir alerté sa hiérarchie à plusieurs reprises en 2018 et 2019.

Il dénonçait le comportement de ses collègues. Ces derniers tenaient régulièrement des « propos racistes à l’égard des déférés d’origine étrangère, de type maghrébin ou africain ».

La semaine dernière, la Ligue des droits de l’Homme portait plainte pour racisme, homophobie et discrimination. De plus, le 28 juillet le Parquet de Paris annonçait l’ouverture d’une enquête.

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Charly Célinain