Le port du niqab interdit aux fonctionnaires

 Le port du niqab interdit aux fonctionnaires

A droite: le premier ministre algérien Ahmed Ouyahia. ERIC LALMAND / BELGA MAG / BELGA




C'est le site en ligne TSA qui l'affirme : le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia aurait adressé ce 8 octobre une instruction aux walis (NDRL : les préfets) rappelant les obligations des fonctionnaires et agents publics en matière de tenue vestimentaire. Ces derniers ne pourraient plus sur leur lieu de travail porter le niqab. Le niqab est un voile intégral couvrant le visage à l'exception des yeux.


« Les fonctionnaires et agents publics sont astreints à des obligations légales et statutaires particulières », aurait ainsi rappelé Ahmed Ouyahia. « Dans ce cadre, les fonctionnaires et agents publics doivent, outre les obligations professionnelles auxquelles ils sont soumis, observer les règles et exigences de sécurité et de communication au sein de leur service, qui imposent leur identification physique systématique et permanente, notamment sur le lieu de travail », aurait encore ajouté le Premier ministre.



Avant de préciser : « À ce titre, ils sont tenus de s’abstenir de tout acte ou comportement de quelque nature que ce soit, y compris au plan vestimentaire, incompatible avec la nature de leurs fonctions et d’avoir une conduite digne et respectable devant traduire les règles et principes régissant le service public dont notamment la neutralité, la continuité et la transparence ».



Désormais, les fonctionnaires et agents publics sont ainsi instruits de « s’abstenir de porter toute tenue vestimentaire qui entrave l’exercice de leurs missions de service public, particulièrement le port du niqab qui est strictement interdit sur les lieux de travail », conclut le texte.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.