Banque de France : un cadre sanctionné pour des likes liés à l’extrême droite 

 Banque de France : un cadre sanctionné pour des likes liés à l’extrême droite 

Siège de la Banque de France à Paris. © Martin LELIEVRE / AFP

Il est accusé d’avoir notamment liké des contenus postés par Sarah Knafo sur le réseau social LinkedIn. Il a été sanctionné par son employeur.

Il s’agit d’un membre du comité de direction de la Banque de France. Il a reconnu les faits : le rapport de la Banque de France a « conclu qu’une trentaine de mes likes constituaient une sérieuse erreur de jugement m’ayant conduit à un manquement au regard de nos règles de déontologie », écrit-il.

« Celui-ci a été sanctionné, ce que je comprends et accepte ». On ne sait pas précisément quelle est la teneur de la sanction. Selon la CGT, le cadre a soutenu des publications de l’ancienne candidate d’extrême droite à la mairie de Paris Sarah Knafo ainsi que du député européen RN Matthieu Valet.

Fonctions avec neutralité

Le premier syndicat de la banque centrale a dénoncé une « mascarade de procédure disciplinaire ». Il ne s’est pas arrêté au cas de ce cadre sanctionné puisque la CGT a publié de nouvelles accusations envers un autre membre du comité de direction. Ce dernier aurait liké un post d’un député du Rassemblement national.

Dans les principes éthiques et déontologiques de l’institution, figure la consigne pour les agents d’exercer « leurs fonctions avec neutralité » et de ne manifester « aucune opinion politique, philosophique ou religieuse ».