L’actrice Scarlett Johansson rejette le financement d’un film par le prince héritier saoudien

 L’actrice Scarlett Johansson rejette le financement d’un film par le prince héritier saoudien

Scarlett Johansson au 70e Emmy Awards à Los Angeles


L'actrice américaine Scarlett Johansson a rejeté catégoriquement que le prince Mohammed ben Salmane assure le financement du film « It’s What I Do ».


La célèbre actrice américaine Scarlett Johansson aurait rejeté catégoriquement que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane assure le financement du film « It’s What I Do » qui relate la vie de la photojournaliste Lynsey Addario.



Confrontée à des harcèlements sexuels et des violences lorsqu’elle travaillait dans les zones de conflits, Addario a réalisé un reportage avec le New York Times.



« Quand Scarlett Johansson a appris que le prince héritier voulait financer le film, elle a refusé catégoriquement. Elle a dit que cet homme continuait la guerre au Yémen et qu’il avait mis des femmes en prison. C’était avant l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi », a affirmé Addario.



Selon la photojournaliste, le prince héritier avait souhaité redorer son image en finançant ce film, « alors qu’il s’apprêtait à torturer et tuer un journaliste de son pays ».



« Est-ce que j’aurais souhaité qu’il soit intégré dans la production de ce film ? Certainement pas ! Dieu soit loué, il n’en fait pas partie », a-t-elle conclu.



Le prince Mohammed ben Salmane est accusé d’être impliqué dans le meurtre du journaliste Khashoggi et est sujet à de vives critiques du monde entier.

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.