Coronavirus : l’Algérie lève la quarantaine pour les voyageurs

 Coronavirus : l’Algérie lève la quarantaine pour les voyageurs

Aéroport d’Alger – Billal Bensalem / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Les voyageurs n’auront plus l’obligation de s’isoler pendant cinq jours à l’arrivée dans le pays. Malgré une recrudescence des cas de contamination au Covid-19, les autorités algériennes ont annoncé lundi 26 juillet la levée de la quarantaine. Les voyageurs devront désormais seulement présenter un test PCR de moins de 36 heures et se soumettre à un test antigénique à l’arrivée.

 

Depuis le 1er juin, les voyageurs qui souhaitaient rentrer en Algérie devaient accepter d’être mis à l’isolement à leur arrivée dans un hôtel payé au moment de l’achat des billets. Cette mesure avait déclenché l’ire des Algériens se trouvant à l’étranger.

Des témoignages publiés dans les médias locaux avaient fait état de mauvaises conditions d’accueil dans certains hôtels sélectionnés.

Si cette décision est susceptible de rasséréner les Algériens de la diaspora désireux de rentrer au pays pour l’été, elle survient le jour même où un nouveau record d’infections a été enregistré, avec 1505 cas en 24 heures.

Face à cette troisième vague, les autorités ont sévèrement durci dimanche les mesures anticovid – interdisant notamment l’accès à des plages – et promis d’accélérer la campagne de vaccination qui a pris du retard.

L’Algérie, pays le plus peuplé du Maghreb avec ses 44 millions d’habitants, a officiellement recensé 163.660 cas, dont 4087 décès.

Mais ces chiffres – des décès en particulier – ne reflèteraient pas la réalité, d’après des témoignages de certains professionnels de la santé, rapportés par des médias algériens.

L’Institut Pasteur d’Algérie a annoncé, dimanche 25 juillet sur sa page Facebook, qu’au « 15 juillet, le variant Delta avait supplanté tous les autres variants circulant jusque-là, représentant 71% des virus en circulation ».

L’Institut prévoit « un taux supérieur à 90% dans les semaines à venir ».

>> Lire aussi : Voyages vers le Maroc : actualisation des dispositions sanitaires

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.