Coupe du monde 2026 : un arbitre somalien refoulé des États-Unis

 Coupe du monde 2026 : un arbitre somalien refoulé des États-Unis

L’arbitre international somalien Omar Artan, refoulé à son arrivée aux États-Unis, le 6 juin 2026, à la veille de la Coupe du monde 2026. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

A la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde de football, l’arbitre somalien Omar Artan a été interdit d’entrée aux Etats-Unis. La FIFA n’est pas intervenue en faveur de l’arbitre international.

« Ce sera la plus grande, la plus inclusive et la plus grande Coupe du Monde FIFA jamais réalisée », promettait Gianni Infantino, président de la Fédération Internationale de Football (FIFA), lors du tirage au sort de la Coupe du monde de football 2026, le 5 décembre dernier, à Washington, en présence du président des Etats-Unis, Donald Trump.

Samedi 6 juin, à quelques jours du début de la compétition (11 juin), l’arbitre international somalien Omar Abdulkadir Artan a été interdit d’entrée sur le territoire américain, lors de son arrivée à l’aéroport.

Après avoir subi un interrogatoire ayant duré onze heures, avoir été détenu plusieurs heures en cellule de rétention, l’arbitre a été embarqué à bord d’un vol retour pour Istamboul.

A aucun moment, les raisons de son refus d’entrée sur le sol américain n’a lui ont été expliqué.

 

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Rêve brisé

« J’avais les bons documents, j’avais tout, j’avais le bon visa (…) Je ne suis qu’un arbitre qui tentait de vivre son rêve, le plus grand rêve de ma vie, participer à la Coupe du monde », déclarait, hier (9 juin), Omar Artan dans un entretien téléphonique avec le New York Times.

Il devait devenir le premier arbitre somalien à officier lors d’une phase finale de coupe du monde. Il avait été désigné arbitre de l’année par la Confédération africaine de football en 2025.

Hier sur X, l’ex-Premier ministre somalien, Hassan Ali Khaire, assurait Omar Artan du soutien de son pays et de tout un continent : « Il représente non seulement la Somalie, mais aussi les aspirations de millions de jeunes Africains qui estiment que l’excellence doit être reconnue sur la scène mondiale (…) Je reste optimiste qu’une solution puisse être trouvée (…) Omar, l’Afrique et le monde sont à tes côtés ».

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La FIFA fait profil bas

La police aux frontières américaine (CBP), dépendante du département de la Sécurité intérieure, justifiait le refoulement d’Omar Artan par des « problèmes liés à la vérification de ses antécédents ».

Dans un communiqué, la FIFA s’est contentée d’acter la non-participation de l’arbitre somalien avant de préciser : « La Fifa n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas, et a été informée par les autorités que le statut de M. Artan ne serait pas modifié pour le moment ».

Outre cet incident avec l’arbitre international somalien, l’équipe iranienne de football a été contrainte d’établir son camp de base à Tijuana (Mexique). Une quinzaine de membres du staff se sont vus refuser l’entrée aux Etats-Unis.

Pour disputer ses rencontres, l’Iran devra entrer, jouer son match et sortir du territoire américain, le jour même.

 

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Charly Célinain

Charly Celinain est journaliste pour la rédaction web du Courrier de l’Atlas. Il participe à la production d’articles et réalise des vidéos d’actualité et de décryptage pour le site et les réseaux sociaux du média.