Des personnalités américaines participent à une campagne de sensibilisation à la cause palestinienne

 Des personnalités américaines  participent à une campagne de sensibilisation à la cause palestinienne

Campagne de sensibilisation à la cause palestinienne : Angela Davis


 


Un parterre de personnalités, comme la chanteuse américaine Lauryn Hill, le comédien Danny Glover, la militante Angela Davis, le philosophe Cornel West, l'écrivaine Alice Walker ou Omar Barghouti (NDLR: membre fondateur de la campagne BDS) apparaissent dans une vidéo comparant les Palestiniens qui vivent sous la domination israélienne avec la situation des Noirs aux Etats-Unis.


 


 


Au début de cette courte vidéo intitulée « Quand je les vois, je nous vois » et mise en ligne il y a une semaine (mercredi 14 octobre) sur YouTube, deux narrateurs entonnent « toutes les 28 heures, une vie noire est volée par la police ou des vigiles aux Etats-Unis. Toutes les 2 heures, un enfant palestinien a été tué par l’attaque israélienne sur Gaza l’été dernier ». Une référence à l'agression israélienne de 2014. 



Les participants de la vidéo tiennent des pancartes avec diverses déclarations qui font référence à l'oppression des communautés afro américaines et palestiniennes telles que « l’argent pour les écoles, pas pour les prisons », « nous ne sommes pas des statistiques » et « le racisme est systématique », ou encore « il nous stérilise à notre insu, inscrivent nos enfants comme des criminels. Nous disons « non » à toute forme d’oppression dans les villes américaines et les rues de Palestine ». Le slogan « Quand je les vois, je nous vois » est répété tout au long de la vidéo.



Lauryn Hill, cinq mois après avoir été sensible à l’appel au boycott de BDS et renoncé à se produire à Tel Aviv, tient une affiche qui dit ‘libérer tous les prisonniers politiques’. 



Noura Erekat, avocate et professeur à l’université George Mason de Fairfax dans l’État de Virginie a supervisé la production de la vidéo. Elle a déclaré à Al-Jazeera qu’elle a été inspirée après avoir vu la conséquence de la fusillade de l’adolescent désarmé Michael Brown à Ferguson qui a coïncidé avec la guerre d’Israël à Gaza l’été 2014.



La mort de Brown a déclenché de violentes manifestationset a relancé le débat national sur le racisme aux Etats-Unis. La guerre de Gaza en 2014 avait fait plus de 2000 morts côté palestinien, donc 500 enfants, et 70 côté israélien, une majorité de soldats. 


 


Nadir Dendoune

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.