Ile-St-Denis : Appel pour récupérer la bague de son fils décédé

 Ile-St-Denis : Appel pour récupérer la bague de son fils décédé

Photo : DR


Victime d’un cambriolage jeudi 30 janvier,  Madame Serrano 75 ans, habitante de la cité Maurice Thorez à l’Ile-Saint-Denis, aimerait récupérer la bague que son fils lui avait offert avant sa mort. Sa fille, Laetitia lance un appel sur les réseaux sociaux. 


Jeudi 30 janvier, il est midi, comme chaque jour, Madame Serrano, descend chercher son petit fils à l'école. "Ils ont attendu que ma mère parte pour venir cambrioler chez elle. Ils connaissaient bien ses habitudes", explique sa fille remontée. 


Dans la foulée, ils en profitent également pour aller "visiter" l'appartement du dessous au 7 ème étage, chez une mamie, absente, elle aussi. "Ma mère vit ici depuis 50 ans. Ça ne lui est jamais arrivé", fulmine Laetitia. "Notre cité est comme un petit village. Tout le monde se connait". Parmi les objets dérobés ce jeudi 30 janvier, il y avait une bague, une chevalière en or jaune, portant les initiales L.S, en référence au père et au fils, Lucien et Laurent Serrano, tous les deux décédés il y a quelques années.


"Mon père l’avait offert à mon frère qui lui même l’avait donné à ma mère, peu de temps avant sa mort", relate Laetitia. Laurent Serrano, ancien conseiller municipal de l’Ile-Saint-Denis et très engagé auprès des jeunes de la ville est mort en 2014 après une longue maladie. Quelques jours après les faits, Madame Serrano, angoissée, "fait des nuits blanches", dixit sa fille. "Cette bague, c'est tout ce qu'il lui reste à ma mère".


Laetitia a décidé de lancer un appel via les réseaux sociaux en espérant qu'elle sera entendue. "Ils peuvent garder tout ce qu’ils nous ont volé mais je leur demande de faire un geste. Ils pourraient juste déposer la bague dans notre boîte aux lettres", propose Laetitia. 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.