Football. Le président de la FIFA, Gianni Infantino en visite au Maroc

 Football. Le président de la FIFA, Gianni Infantino en visite au Maroc

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita (à droite) rencontre le président de la FIFA Gianni Infantino dans la capitale marocaine Rabat, le 24 février 2021. AFP

Le président de la Fédération internationale de football (FIFA) Gianni Infantino est arrivé ce mercredi 24 février à Rabat pour une visite de deux jours au Maroc. Il a été accueilli à son arrivée par le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) Fouzi Lekjaa.

 

Les relations semblent être au beau fixe entre la FIFA et la fédération marocaine de football. « C’est un grand plaisir pour moi d’être ici au Maroc, un grand pays de football qui a un rôle de locomotive à jouer pour le développement du football dans le continent », a déclaré, enthousiaste, Gianni Infantino à sa descente de l’avion. Ajoutant qu’il avait lors de ses passages au Maroc « pu constater non seulement la passion (du peuple) pour le football, mais également le sérieux du travail réalisé par la Fédération ». 

Depuis 2014 et l’élection à la tête de la FRMF de Fouzi Lekjaa, le Maroc a décidé effectivement de mettre le paquet pour développer le football local. Le Maroc s’est doté d’infrastructures modernes.

En plus de la rénovation des stades, plusieurs enceintes sportives ont été créées, dont de nombreuses pelouses naturelles, au détriment des habituelles pelouses synthétiques.

Des centres de formation ont également vu le jour, comme à Berkane, à Tétouan. Celui de Casablanca, réaménagé après plusieurs années de fermeture, a ouvert ses portes en 2019.

Les clubs professionnels, eux, ont été placés sous la surveillance de la Direction nationale de contrôle et de gestion marocaine. En contrepartie, la fédération alloue à chaque club de Ligue 1 une subvention annuelle d’environ 600 000 euros.

Gianni Infantino a également profité de son déplacement au Maroc pour réitérer « son soutien au développement du football féminin ». Et le Maroc a fait énormément de progrès ces dernières années.

Le budget annuel octroyé au foot féminin a été multiplié par six et une ligue nationale de football a vu le jour en 2019. Objectif : permettre aux quatorze clubs de D1 et aux trente de D2 de se professionnaliser.

La FRMF espère ainsi attirer l’attention de sponsors et augmenter le nombre de joueuses de foot au sein du royaume. La fédération marocaine aimerait ainsi que le nombre de 90 000 licenciées soient atteint en 2024.

À Rabat, le président de la FIFA a également eu l’occasion de rencontrer le candidat à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF), Jacques Anouma, lui aussi en visite au Maroc.

« Je me félicite d’avoir évoqué avec Jacques Anouma ses projets pour l’avenir du football africain et la façon dont la FIFA, la CAF et les associations membres peuvent travailler ensemble, main dans la main, pour emmener le football africain à la place qu’il mérite, à savoir le plus haut niveau », a indiqué le président de la FIFA.

A suivre donc.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.