Pas de rencontre Algérie-Ghana à cause du sélectionneur israélien

 Pas de rencontre Algérie-Ghana à cause du sélectionneur israélien

Avraham Grant


 


Sur la toile, certains s’enflamment déjà : l’équipe de football algérienne aurait refusé de rencontrer le Ghana juste parce que le sélectionneur de l’équipe, Avraham Grant est israélien (ainsi que son staff). C’est un peu moins simple que cela. 


 


Voulant préparer la rencontre du mois d’octobre prochain des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 face au Cameroun, les Fennecs (qui sont dans le groupe B, « le groupe de la mort », avec le Nigéria et la Zambie) cherchaient donc un adversaire de haut niveau. Un match amical qu’ils prévoyaient de disputer à domicile. Le Ghana, l’une des meilleures équipes du continent, quadruple vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations, était donc un choix légitime.


La fédération algérienne de football (FAF) découvrant la nationalité du sélectionneur, aurait décidé de faire marche arrière, comme le rapporte le site algérien dédié au football, « Le buteur », parce que les autorités algériennes refusent catégoriquement de délivrer des visas aux citoyens de nationalité israélienne. L’équipe d’Algérie a donc décidé de trouver un autre adversaire de taille en vue du match contre le Cameroun. Toujours selon le site « Le buteur », le Mali et le Sénégal auraient été contactés.


 


Nadir Dendoune

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.