Benzema, « la racaille », paie ses impôts… en France

 Benzema, « la racaille », paie ses impôts… en France


En France, on le présente souvent comme une « racaille », comme un mauvais Français. Et pourtant, Karim Benzema a décidé de payer l’impôt sur ses droits à l’image en France, et pas comme ses petits copains du Réal Madrid dans des paradis fiscaux. Par exemple, en sept années, Cristiano Ronaldo aurait dissimulé près de 150 millions d'euros au fisc. On pourrait également citer les cas de ces tennismen français qui planquent leur pognon en Suisse et qu'on présente pourtant comme « de bons Français ». Eux sont toujours sélectionnés en équipe de France. 


L'information parue ce mercredi 7 décembre chez nos confrères de Médiapart a été obtenue grâce aux documents de Football Leaks. Le site français et le réseau Europe an Investigative Collaborations ont eu accès à 1900 gigaoctets de documents confidentiels, montrant les coulisses d’un « foot business » miné par l’appât du gain.


On apprend également dans cet article que « sans tomber dans l’illégalité, sans même chercher à optimiser, Benzema aurait pu domicilier sa société en Espagne, où il joue depuis l'été 2009, et où il paye les impôts sur le revenu ». Il a préféré installer BOB (Best of Benzema), à Lyon, dans sa ville d’origine. L’international français paie donc l'impôt sur les sociétés en vigueur en France, au taux de 33,3 %. Pour Ronaldo, le taux est inférieur à 5 %, relèvent les documents Football Leaks.


Contacté par les journalistes de Médiapart pour qu’il explique son choix, Karim Benzema a fait savoir par son agent qu’il ne souhaitait pas faire de commentaire, car tout ce qu’il dirait « serait de toute façon mal interprété ». On comprend son choix.


Nadir Dendoune


 


 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.