La justice française empêche Marwan Barghouti de devenir citoyen d’honneur d’Aubervilliers

 La justice française empêche Marwan Barghouti de devenir citoyen d’honneur d’Aubervilliers

Mukbel B. devant une affiche de campagne de libération de son frère Marwan Barghouti


 


Le tribunal administratif de Montreuil a annulé ce mardi 7 juillet la délibération du conseil municipal d’Aubervilliers (93). Celle-ci élevait au rang de citoyen d’honneur de la ville le leader palestinien Marwan Barghouti, considéré par beaucoup comme le Mandela palestinien. 


 


Il est incarcéré depuis 2002 dans une prison de haute sécurité israélienne. Barghouti a été condamné à cinq peines de prison à perpétuité.



Le bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) avait présenté le 5 janvier, une requête en annulation de cette délibération au motif que « M. Barghouti a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la justice israélienne pour des actes de terrorisme ayant entraîné la mort de civils israéliens ».


Le préfet de la Seine-Saint-Denis, au titre du contrôle de légalité avait demandé au maire de la commune le retrait de cette délibération, le 23 janvier 2015.



Une décision qui rappelle le jugement rendu par le tribunal administratif en décembre 2013. Celui-ci avait annulé la délibération de Bagnolet qui avait honoré de la même manière Georges Ibrahim Abdallah, un Libanais de 64 ans, l'un des plus vieux prisonniers politique en Europe, qui croupit à la prison de Lannemezan, près de Toulouse, depuis 31 ans. Abdallah a été condamné à perpétuité pour un double meurtre présumé de deux diplomates, un Israélien et un Américain. Il est libérable depuis 1999. 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.