Orange prévoit de se retirer d’Israël

 Orange prévoit de se retirer d’Israël

Le PDG d’Orange


 


C'est une bonne nouvelle qui augure de merveilleux lendemains. Le PDG d’Orange a annoncé, ce mercredi 3 juin, avoir l’intention de revoir les liens de sa compagnie avec l’opérateur israélien Partner, dont les activités dans les territoires palestiniens avaient été récemment critiquées par des ONG, mais sans exposer Orange à « des risques énormes ».


 


Fin mai, cinq ONG et deux syndicats, dont CCFD-Terre Solidaire, l’Association France Palestine Solidarité et la CGT, avaient demandé à Orange « de communiquer publiquement sa volonté de désengagement et de dénoncer les atteintes aux droits humains commises par Partner ». Selon un rapport de ces organisations, Orange aurait un accord avec Partner lui permettant d’utiliser « la marque et l’image d’Orange en échange d’une redevance ».


Or ce rapport soutenait que Partner, en exerçant des activités économiques « dans les colonies israéliennes, contribuerait à leur viabilité économique et à leur maintien et participerait ainsi à perpétuer une situation considérée comme illégale par la communauté internationale ». Orange avait cependant indiqué qu’il n’était « pas opérateur en Israël », ne détenait « aucune action ou droit de vote de Partner » et n’avait « aucune influence dans sa gestion et sa stratégie ».



Le groupe avait expliqué que le contrat de licence de marque, « signé par le propriétaire de l’époque, a été transmis à France Télécom en 2000 lors de l’acquisition de la marque ». Mais mercredi, Stéphane Richard, le PDG d’Orange, a déclaré : « notre intention est de nous retirer d’Israël ». « Cela va prendre du temps [mais] nous allons certainement le faire », a-t-il ajouté en anglais lors d’une conférence de presse au Caire, où il effectue une visite auprès de l’opérateur égyptien Mobinil, dont l’entreprise française est actionnaire à près de 100%.



« Je suis prêt à abandonner demain matin » les liens avec Partner mais « sans exposer Orange à des risques énormes » sur le plan légal ou financier, a précisé Stéphane Richard. Selon son site internet, Partner Communications Company compte 2,77 millions d’abonnés en Israël, soit une part de marché de 28%.


 


Nadir Dendoune
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.