6ème cérémonie des Y’A Bon Awards : « Soral aurait mérité d’être nominé », Medine, membre du jury

 6ème cérémonie des Y’A Bon Awards : « Soral aurait mérité d’être nominé », Medine, membre du jury

Conférence de presse organisée par l’association « Les Indivisibles »


 


A part les Inrocks, seuls les médias communautaires ont pris le soin de se déplacer à la conférence de presse organisée par l'association "Les Indivisibles", ce jeudi 4 juin au matin, afin de présenter aux journalistes la 6ème édition des Y'A Bon Awards. 


 


La cérémonie, présentée par Mathieu Longatte (bonjour tristesse) aura lieu le 12 juin au Cabaret Sauvage à Paris. Pourtant, le petit déjeuner était copieux ! « On fait avec ceux qui sont là », avoue, un peu dépité, l'un des organisateurs, qui espère néanmoins que le public répondra présent.


Après une pause, les Y'A Bons Awards reviennent. « L'année dernière, il n'y a pas eu de cérémonie. Ce n'est pas simple de mettre en place un tel événement, nous sommes tous bénévoles », explique Amadou Ka, nouveau président de l'association. 


« En deux ans, énormément de choses se sont passées et encore plus depuis quelques mois », continue Amadou Ka, faisant référence aux attentats de janvier dernier. Cette année encore, le jury des Y'A Bon Awards* récompensera les meilleurs sorties racistes. Et apparemment, il y a de quoi faire.


« Le jury va avoir du mal à faire sa sélection tellement ils (les racistes) se sont lâchés », confirme ironique le président des Indivisibles. Devraient être récompensés Philippe Tesson (« ce sont les musulmans qui amènent la merde en France »), une chance aussi pour Alain Finkelkraut, Nicolas Sarkozy ou encore le président du Crif, Roger Cukierman. Bref, une belle brochette…


Seul regret pour le rappeur Medine, membre du jury, parmi cette liste non exhaustive, « l'absence d'Alain Soral ». « Il aurait mérité largement d'être nominé », a affirmé Medine en insistant plusieurs fois. Une manière sans doute pour lui de faire oublier un geste de la quenelle qu'il avait effectuée en juin 2013; interprété pour beaucoup comme un soutien à Alain Soral …


 


*les membres du jury: Julien Salingue, Medine, Mathieu Longatte, Bruno Gaccio,  Chadia Arab, Grace Ly, Yassine Belattar, Marwan Mohammed, Blanche Gardin, Juliette Fievet, Steve Tran, Gilles Sokoudjou, Christine and the Queens, Ovidie et Sarah Carmona.


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.