Des rebelles syriens « modérés » ont décapité un enfant

 Des rebelles syriens « modérés » ont décapité un enfant

Dessin de Kroll


Pour la majorité des pays occidentaux, les rebelles syriens, opposés au régime de Bachar al-Assad, sont « modérés », juste parce qu’ils combattent Daech. Et parce qu’ils sont « modérés », ils ont eu droit à des armes….


Pourtant, une vidéo diffusée ce mardi 19 juillet sur les réseaux sociaux montre clairement la décapitation par des rebelles syriens d’un jeune garçon après l'avoir capturé près d'Alep, dans le nord de la Syrie. La vidéo montre le garçon étendu à l'arrière d'un camion et un combattant qui commence à le décapiter avec un petit couteau.


Selon l’Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée en Grande-Bretagne, les rebelles que l'on voit sur la vidéo sont des combattants de Noureddine Zinki, un « groupe islamiste » syrien. Ce dernier a publié un communiqué dans lequel il affirme que cette décapitation est « une erreur individuelle qui ne représente pas la politique générale du groupe ». « Les personnes qui ont commis cette infraction ont été arrêtées et remises » à une commission d'enquête, a ajouté Noureddine Zinki.


Amnesty International ne croit pas en un acte isolé. L’ONG a déclaré dans un rapport publié en juillet que « des rebelles islamistes et djihadistes actifs en Syrie étaient coupables de crimes de guerre, les accusant d'être responsables d'une effrayante vague d'enlèvements, de tortures et d'exécutions sommaires ».  L'organisation humanitaire a nommé dans ce rapport cinq groupes rebelles opérant dans le nord de la Syrie, parmi lesquels le groupe islamiste Noureddine Zinki….


Avec AFP


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.