Guerre d’Algérie : Décès de Pierre Audin, fils de Maurice Audin

 Guerre d’Algérie : Décès de Pierre Audin, fils de Maurice Audin

Pierre Audin est mort ce dimanche 29 mai à l’âge de 66 ans des suites d’une longue maladie. Il était le fils de Maurice Audin, torturé à mort par l’armée française durant la guerre d’Algérie.

« Il avait aussi le goût de vivre. Pierre Audin s’en est allé, emporté par la maladie. Quel chagrin de perdre un ami, un frère, un camarade », s’est émue la journaliste de l’Humanité Rosa Moussaoui.

Professeur de mathématiques, médiateur scientifique au Palais de la Découverte à Paris, il était surtout connu pour être le fils de Maurice Audin, jeune militant communiste de 25 ans de l’indépendance algérienne, enlevé à Alger le 11 juin 1957 et torturé à mort par l’armée française.

« Pardon » à Josette Audin

Toute sa vie, Pierre Audin, s’était battu aux côtés de sa mère, Josette, décédée en février 2019, pour faire reconnaître la responsabilité de la France dans la mort de Maurice Audin.

Emmanuel Macron avait reconnu en 2018 que Maurice Audin était « mort sous la torture du fait du système institué alors en Algérie par la France ». Il avait aussi demandé »pardon » à Josette.

Il avait fallu attendre l’année suivante, en 2019 pour que l’Etat français, par la voix du président Emmanuel Macron pour reconnaître la responsabilité de la France dans la disparition de Maurice Audin.

Né en Algérie en 1957, Pierre Audin avait attendu 55 ans pour obtenir un passeport algérien.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.