Kenya: Mercy Obiero, ancienne championne d’haltérophilie, sa fille prête à prendre la relève

 Kenya: Mercy Obiero, ancienne championne d’haltérophilie, sa fille prête à prendre la relève

Mercy avait été moquée pendant sa jeunesse pour avoir choisi un sport majoritairement pratiqué par les hommes

Mercy Obiero espère que sa fille ou même sa petite fille remporteront dans quelques années, la première médaille olympique de l’haltérophilie féminine Kényane. Une autre façon de lutter contre les préjugés.

Des entrainements et une discipline rigoureuse comme à ses débuts en 1999. Mercy Obiero affiche encore une excellente condition physique et une souplesse impressionnante. A 42 ans, cette retraitée des compétions professionnelles trouve sa motivation auprès de sa fille Chanel 12 ans et de sa petite fille Kaïcha 10 ans.

A sa grande satisfaction, les deux jeunes filles sont toutes deux passionnées d’haltérophilie. “Cette passion me fait énormément de bien pour moi et pour ma fille, raconte Mercy, nous sommes encore plus proches qu’avant. Et même si nous n’avons pas assez de matériel pour qu’elle puisse bien s’entrainer, nous avons une barre à la maison et quelques poids. Alors elle essaye de nouvelles techniques.”

Je suis tellement contente, dit Mercy, toute ma réussite se reflète sur ce que fait ma fille

Sa fille Chanel semble dotée d’une force athlétique impressionnante. Elle ne pèse que 29 kg mais soulève déjà 60 Kg. Son ambition comme sa maman en 2012, disputer une compétition mondiale. “Quand maman est allée aux jeux olympiques, j’étais très heureuse. Je l’ai vue à la télé et je me suis dit qu’un jour j’irai aux J.O”.

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Grâce à ses entrainements, Mercy compte mettre fin aux préjugés, victime de discrimination. L’ancienne championne a été moquée pendant sa jeunesse pour avoir choisi un sport majoritairement pratiqué par les hommes.

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“Je suis tellement contente, dit Mercy, toute ma réussite se reflète sur ce que fait ma fille aujourd’hui et sur son parcours.”

Ainsi sur le continent Africain comme ailleurs, les femmes s’imposent dans tous les secteurs et toutes les disciplines malgré le peu de place qui leur est faite.

Mishka Gharbi