LFI réclame l’interdiction du concert d’Eyal Golan, accusé de soutenir le génocide à Gaza

 LFI réclame l’interdiction du concert d’Eyal Golan, accusé de soutenir le génocide à Gaza

Capture d’écran / YouTube

Le groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale a demandé, dans un communiqué publié mercredi 23 avril, « l’interdiction immédiate » du concert du chanteur israélien Eyal Golan, prévu le 20 mai au Dôme de Paris. Selon le groupe, cet événement serait « un véritable porte-voix pour les soutiens du génocide » à Gaza.

« Eyal Golan ne doit pas venir chanter les louanges du génocide à Paris (…). Nous demandons au préfet l’interdiction immédiate de cet événement », a écrit le groupe LFI, expliquant sa demande par les propos du chanteur, âgé de 54 ans, qui, au lendemain du 7 octobre, avait « appelé à l’extermination du peuple palestinien », déclarant sur une chaîne publique qu’il fallait « éliminer Gaza » et « ne pas y laisser âme qui vive ».

LFI estime que ce concert constitue un « porte-voix pour les soutiens du génocide ». « Il avait réitéré ces propos une semaine plus tard, avant de recevoir le soutien du ministre d’extrême droite Ben Gvir. Ce concert, qui doit réunir plus de 4 500 personnes, représente ainsi un véritable porte-voix pour les soutiens du génocide », poursuit le communiqué. « La France ne peut tolérer cet énième affront aux milliers de victimes gazaouies et à leurs proches. »

« Nous appelons à une large mobilisation pour empêcher que cet événement se tienne. Personne ne peut venir chanter à Paris les louanges du génocide du peuple palestinien », conclut le groupe LFI à l’Assemblée.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.