Marathon de Rome : victoire du marocain Taoufik Allam

 Marathon de Rome : victoire du marocain Taoufik Allam

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En pulvérisant son record de près de 4 minutes (2h07.39 contre 2h11.30), le marocain Taoufik Allam, 33 ans, remporte haut la main ce dimanche 19 mars le marathon de Rome.

C’est un véritable exploit sur un parcours très exigeant qu’a réussi Taoufik Allam. Il remporte le marathon de Rome. Les deux Kenyans Wilfried Kigen (2 e en 2h08.41) et Rogers Keror (3e en 2h10.40) complètent le podium. Chez les filles, la Kenyane Betty Chepkwony manque de peu de battre le record de l’épreuve (Alemu Megertu, 2h22.52 en 2019) en s’imposant en 2h23.00.
Sur marathon, on a l’habitude de voir gagner les athlètes kenyans ou éthiopiens, et pourtant ce dimanche 19 mars, c’est un marocain qui a brillé. Déjouant tous les pronostics, Taoufik Allam a remporté son deuxième marathon d’affilée. Après Dublin en 2022, où le coureur avait déjà battu son record (2h11.30), il a surclassé tous ses concurrents ce dimanche matin à Rome.

Une course en stratège

C’est au 33e kilomètre que le duo Kigen-Allam s’est formé, lâchant les autres concurrents. Dès lors, le coureur marocain reste en retrait, suivant pas à pas Kigen, grimaçant et donnant l’impression d’être dans le dur. On était loin d’imaginer qu’il porterait une attaque décisive juste avant le 39e kilomètre.
Faisant la course en tête, il ne sera plus jamais rattrapé par Kigen qui devra se contenter alors d’une deuxième place. Les 2h07.39 réalisé sur un parcours aussi sinueux et difficile que le marathon de Rome avec ses nombreuses montées est prometteur pour Taoufik Allam. Il devrait lui permettre d’atteindre bientôt les 2h05 sur un marathon plus roulant, comme Berlin, Londres ou Rotterdam, et battre ainsi le record marocain, détenu par El Mahjoub Dazza en 2h05.26. De bon augure à quelques mois des Championnats du monde d’athlétisme qui se tiendront à Budapest du 19 au 27 août prochain….
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.