La deuxième édition du festival Palestine In & Out a tenu toutes ses promesses

 La deuxième édition du festival  Palestine In & Out a tenu toutes ses promesses

Le festival a tenu toutes ses promesses


C’est déjà fini. Organisée par l’Institut Culturel Franco-Palestinien, la deuxième édition du festival  Palestine In & Out, qui avait commencé à l’Institut du Monde Arabe (IMA) le 7 juillet, se termine ce soir en beauté au Petit Bain, avec un concert de clôture, qui affiche déjà complet, (de 20h à 6h du matin). Un concert qui donne des vertiges. Bachar Mar-Khalifé, pianiste et percussionniste franco-libanais, mélange de musique classique, d’électro et de musiques traditionnelles orientales, ouvrira le bal. Il sera rejoint par sept autres artistes : (47SOUL (Groupe palestinien de Shamstep s’inspirant de la dabke arabe mêlée à des influences électroniques et urbaines), Fawda (Groupe palestinien de musique expérimentale combinant musique électronique, slam et sonorités orientales), et plusieurs DJ : de Sotusura (Hip-Hop), Mettani (collectif Arabstazy/Tunisie), Skywalker (Deep house-Techno/Ramallah), Jazar Crew (Electro-Techno/Haifa) et Shadi Khries (Versatile records).


 


 


Le festival qui s’est tenu dans sept endroits de la capitale avait pour but de célébrer à Paris la scène émergente palestinienne. De jeunes artistes de moins de 35 ans ont été sélectionnés par des artistes de renommée internationale et par des responsables de structures culturelle. Concerts, expositions, débats, master-classes, poésies, danses, pendant sept jours, les franciliens ont pu découvrir les nouvelles voix artistiques de la Palestine.  


 


 


Un festival qui a tenu toutes ses promesses, comme le souligne Marion Slitine, l’une des bénévole. « Palestine In & Out a tellement pris de l’ampleur que nous avons dû refuser à chaque événement du monde», précise la jeune fille.


 


Comme convenu, Palestine In & Out s’exporte maintenant en Palestine : du 24 au 30 octobre, le festival posera ses valises à Gaza, Naplouse, Ramallah, Haïfa, Jéricho et Jérusalem. « Un jour par ville », détaille Marion. « Il n’y aura pas forcément les mêmes artistes », pointe-t-elle. «On ne pourra pas faire venir des Gazaouis à Jérusalem ou des Palestiniens du Liban à Haïfa, regrette Marion. « Mais, le message sera le même », promet-t-elle : « par une programmation détonante,  Palestine In & Out veut bouleverser les clichés habituels véhiculés sur la culture palestinienne ».


 


Victime de leurs succès, les organisateurs du festival ont déjà prévenu que la troisième édition de Palestine In & Out aura lieu dans deux ans. Rendez-vous est donc pris en juillet 2018.


 


 


Nadir Dendoune
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.