Trump soutient la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan

 Trump soutient la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan

Le sénateur américain Lindsey Graham (G)


C'est une décision en rupture avec la position des États-Unis depuis des décennies. Le président américain Donald Trump s'est prononcé ce jeudi 21 mars en faveur de la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan. À l'approche d'élections législatives à l'issue incertaine, cette annonce est un vrai coup de pouce pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui la réclamait haut et fort.


Israël a conquis une grande partie du Golan, soit 1200 km2, lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. "Après 52 ans, il est temps pour les États-Unis de reconnaître pleinement la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, qui a une importance stratégique pour l'État d'Israël et la stabilité régionale", a tweeté le président américain au moment où son chef de la diplomatie Mike Pompeo se trouvait à Jérusalem.



Quelque 23.000 Druzes apatrides vivent sur ce territoire dans des villes et villages entourés de colonies comptant environ 20.000 Israéliens.



"Merci président Trump!", a immédiatement tweeté Benjamin Netanyahu après l'annonce de l'ancien homme d'affaires new-yorkais, dont il a loué le "courage".



Au pouvoir depuis une décennie, Benjamin Netanyahu, qui sera à la Maison Blanche en début de semaine prochaine, met inlassablement en avant sa proximité avec Donald Trump et s'en sert d'argument dans sa campagne, présentant les gains israéliens comme des succès personnels dont ses concurrents seraient incapables. "Le président Trump vient d'écrire une page d'histoire", a insisté le Premier ministre israélien lors d'un dîner avec Mike Pompeo.


Dans un entretien à Fox Business Network, Donald Trump a assuré qu'il pensait prendre cette décision "depuis longtemps" et que cela n'avait rien à voir avec le calendrier électoral israélien. "Cela ne m'a même pas traversé l'esprit", a-t-il affirmé.



Fin 2017, Donald Trump avait déjà rompu avec le consensus international en reconnaissant unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël. La partie orientale de la Ville sainte a été conquise par Israël en 1967 et annexée en 1981. La communauté internationale juge illégale cette annexion, et renvoie le statut final de la ville à des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.



Un haut responsable palestinien, Saëb Erakat, a dénoncé "le soutien américain" à l'occupation israélienne. "La politique de Trump ne changera pas le droit international selon lequel le Golan et tous les territoires palestiniens sont des territoires arabes occupés", a-t-il déclaré à l'AFP.


 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.