Adile Farqane, nommé au Conseil présidentielle des villes

 Adile Farqane, nommé au Conseil présidentielle des villes

Archives personnelles d’Adile Farqane


Le journaliste franco-marocain de 42 ans vient d’intégrer le conseil présidentiel des villes. Cette instance, voulue par Emmanuel Macron, a vu le jour mi-mars et a pour objectif de formuler des propositions en faveur des quartiers populaires.


Comment avez-vous accueilli votre nomination au conseil présidentiel des villes ?


Je ne m’en doutais absolument pas. J’ai reçu un appel du cabinet de l’Elysée pour m’informer de cette nomination.J’ai été agréablement surpris que l’on retienne mon expertise. Ce qui m’a convaincu d’accepter, c’est la diversité des profils qui composent ce conseil. Il y a 24 figures emblématiques, chacune dans son domaine : des entrepreneurs, des sportifs, des gens des médias… Tout sauf des politiques ou des élus. Leur point commun ? Ce sont des acteurs de terrain. Il y a également un respect de la parité, de la représentativité de notre France telle qu’elle est. C’est un joli coup ! Et je suis ravi, par ailleurs, de pouvoir continuer à exercer mon métier de journaliste.


 


Quels chantiers allez-vous aborder ?


Nous avons déjà eu une première réunion. Nous allons travailler sur des analyses, des réflexions et faire des propositions. Ce qui est intéressant encore une fois, c’est cette diversité des profils, Cette complémentarité. Il y aura forcément des idées convergentes ! Notre premier chantier sera sur la laïcité. C’est un vrai sujet de société. Il fait partie de notre quotidien, à travers les questions de repas dans les cantines, d’accompagnement en sortie scolaire par des mamans voilées. D’ailleurs, le président de la République a lancé une réflexion sur l’Islam de France et a notamment demandé au sociologue Gilles Kepel (spécialiste de l’islam et du monde arabe contemporain, ndlr) et à l’essayiste Hakim el Karoui d’y travailler.


 


Quel sujet souhaitez-vous particulièrement porter ?


Il y a une vraie fracture numérique dans les quartiers. Aujourd’hui, Internet et les outils technologiques sont indispensables pour rechercher un appartement, un emploi, etc. Regardez, à Pôle Emploi, les démarches se font via des bornes. Comment fait-on quand on ne se sait pas s’en servir ? Je voudrais combler ce fossé par des ateliers, des formations. Je voudrais également parler aux décrocheurs scolaires, les amener à une reconversion. Il y a tellement de sujets qui me tiennent à cœur. Comme travailler sur l’accès à la culture pour tous. C’est la clé de toutes les portes. On peut combattre l’intolérance et elle donne une vraie ouverture sur le monde.  

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