Société. Décès de la mère de Matoub Lounès

 Société. Décès de la mère de Matoub Lounès

Aldjia Matoub, la mère du chanteur kabyle Lounès Matoub est décédée ce jeudi 5 novembre 2020 à Paris.

Aldjia Matoub, la maman du célèbre chanteur kabyle Lounes Matoub est décédée dans un hôpital parisien, ce jeudi 5 novembre, à l’âge de 89 ans, des suites d’une longue maladie.

 

« C’est avec une profonde tristesse que j’ai le regret de vous annoncer le décès de ma grand-mère N’a Aldjia Matoub survenu ce matin à Paris », a annoncé son petit-fils sur sa page facebook, ajoutant : « Elle était un exemple de courage et la plus belle étoile de mon ciel, tu rejoins ton fils qui te manque terriblement, puisses-tu enfin reposer en paix, que Dieu t’accueille dans son vaste paradis. Ton noble nom ne sombrera jamais dans l’oubli et ta famille t’aimera pour l’éternité ». 

La vie d’Aldjia Matoub avait basculé le 25 juin 1998 quand son fils Lounès Matoub, artiste engagé en faveur de la reconnaissance de la culture et de la langue kabyle, était assassiné lâchement devant son épouse et ses deux belles-sœurs, pas très loin de chez lui. Depuis ce jour, elle n’a cessé de réclamer la vérité sur l’assassinat de son fils. En vain.

>> Lire aussi : Algérie. Il y a 22 ans, Lounes Matoub était assassiné

Sur sa page Facebook, Sabrina Abchiche, maire adjointe à Champigny (94) a rendu un vibrant hommage à « cette grande dame ».

« Elle a porté celui qui a milité toute sa vie pour la  reconnaissance et la valorisation de la culture berbère. Elle a enfanté celui qui a combattu jusqu’à son dernier souffle les injustices et qui a prôné la liberté sous toutes ses formes. Elle a élevé le patriote de toutes les patries opprimées. Elle a inspiré un des plus grands poètes et chanteurs de tous les temps. Elle a permis à la Kabylie d’être fière, forte, belle et rebelle. Elle n’a jamais cessé de se battre pour qu’éclate la vérité sur l’assassinat de son fils. Ce soir, Na Aldjia, la mère de Matoub Lounès, a rejoint celui qu’elle aimait par-dessus tout. Et ensemble, ils pourront chanter parmi les étoiles et veiller sur la Kabylie », a écrit l’élue du Val-de-Marne.

>> Lire aussi : Ivry-Sur-Seine : Matoub Lounes aura une rue à son nom

 

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.