Les organisateurs du marathon de Stockholm ont décidé cette année de verser les primes aux seuls coureurs nordiques

 Les organisateurs du marathon de Stockholm ont décidé cette année de verser les primes aux seuls coureurs nordiques

Isabellah Andersson une athlète suédoise spécialiste du fond et du marathon. AFP /TT NEWS AGENCY/ MAJA SUSLIN /SWEDEN OUT


 


La décision est inédite. Elle est absurde, raciste et pourtant elle est assumée. Les organisateurs du marathon de Stockholm ont annoncé ce mercredi 22 avril qu'ils distribueraient cette année les primes aux seuls coureurs nordiques.


 


« Cette année le marathon de Stockholm est avant tout une compétition entre les pays nordiques, et pour encourager les coureurs de ces pays, la direction a décidé que les prix seront versés uniquement aux marathoniens nordiques », a expliqué à la porte-parole des organisateurs, Kristina Rosenberg. « C'est pour les stimuler », a-t-elle ajouté, précisant que la décision ne valait que pour l'édition 2015.



L'ensemble des prix s'élève à un montant de 250 000 couronnes (28 000 euros). Les vainqueurs, homme et femme, remportent chacun 50 000 couronnes (5 300 euros). Peu importe son classement, le premier Nordique à franchir la ligne d'arrivée gagnera cette somme. Et si un coureur d'un autre pays l'emporte, il ne repartira qu'avec une médaille.



Chez les hommes, le dernier nordique à être monté sur un podium est le Suédois Said Regragui, troisième en 2009, et le dernier vainqueur son compatriote Alfred Shemweta, en 2000. Chez les femmes, la Suédoise Isabellah Andersson a remporté la compétition tous les ans entre 2008 et 2014, à l'exception de 2012.



Interrogé par le quotidien Expressen, le champion suédois Rizak Dirshe a affiché son scepticisme. « C'est comme si on voulait tuer le marathon de Stockholm. C'est absurde. Les garçons et les filles nordiques qui veulent courir vite, comment ils vont faire? Ils doivent avoir de la concurrence », a-t-il dit.


(Avec Afp)


Nadir Dendoune

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.