Un nouveau rapport indépendant confirme le désinvestissement d’Axa dans les banques israéliennes

 Un nouveau rapport indépendant confirme le désinvestissement d’Axa dans les banques israéliennes

(Photo : MARCO BERTORELLO / AFP)

Un nouveau rapport réalisé par l’ONG Ekō, affirme, chiffres à l’appui, que l’assureur mondial français AXA s’est « entièrement désengagé de cinq banques israéliennes », au 24 juin 2024.

Pour les militants du mouvement BDS, qui luttent contre l’occupation israélienne en Palestine par le biais du boycott, cette décision est le résultat de la pression qu’ils ont exercée pendant de nombreuses années sur AXA, contraignant ainsi la multinationale française à cesser ses investissements dans les grandes banques israéliennes.

Dans un communiqué, les responsables de BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) rappellent que « pendant des années, AXA a fait face à des pressions pour se désinvestir, à une atteinte à sa réputation, et à une campagne de boycott des consommateurs. »

Le rapport de l’ONG EKo, qui mène campagne contre les investissements d’AXA depuis 2018, confirme également que l’assureur français n’a pas réinvesti dans la Bank Mizrahi-Tefahot ou la First International Bank of Israël, les deux autres banques ciblées par les militants, et ce, depuis au moins le 31 décembre 2022.

« Les entreprises tentent de nous faire croire qu’elles sont invincibles, mais le BDS fonctionne : nous avons vaincu AXA, ainsi que de nombreuses autres entreprises bien plus grandes. Nous sommes convaincus que nous pouvons remporter de nombreuses autres batailles pour responsabiliser les entreprises dans la quête de liberté, de justice et d’égalité », se félicitent les militants BDS.

La campagne BDS revendique également d’avoir contraint AXA à se désengager d’Elbit Systems en 2018, principal fournisseur d’équipements terrestres et de véhicules aériens à l’armée israélienne. Une information confirmée par Ziad Gebran, directeur des relations presse du groupe AXA, qui a précisé toutefois que ce désengagement était lié à « leur projet de fabrication de munitions à fragmentation. »

Cependant, Ziad Gebran s’est montré moins disert quant à la date précise du désinvestissement d’AXA dans les banques israéliennes et à un éventuel lien avec la pression exercée par le mouvement BDS.

« Nous ne communiquons pas sur ces détails. Notre travail quotidien consiste à allouer des investissements dans divers actifs. Si nous devions le faire pour ce cas, nous devrions le faire pour tous les autres », a-t-il déclaré.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.