Feurat Alani dédie son Prix Albert Londres à son père

 Feurat Alani dédie son Prix Albert Londres à son père

Le journaliste français Feurat Alani reçoit le Prix du livre pour « Le parfum d’Irak » lors de la cérémonie de remise du prix de journalisme 2019 Albert Londres le 29 octobre 2019 à Paris. DOMINIQUE FAGET / AFP


« Papa, j'ai eu le Prix Albert Londres. Je pense à toi ». C’est par ces mots forts, que Feurat Alani a annoncé la merveilleuse nouvelle sur sa page Facebook. Le Prix du Livre Albert-Londres est le plus prestigieux dans la profession de journaliste. Il a été décerné ce mercredi 30 octobre au grand reporter français Feurat Alani pour son livre "Le Parfum d'Irak". 


 


Feurat Alani est né de parents irakiens. Il a vécu à Bagdad entre 2003 et 2008.


"Le Parfum d'Irak" est un roman graphique réunissant un millier de tweets postés à l'été 2016 sur le réseau social. Dans ses courts messages, Feurat Alani raconte ses différents voyages depuis l'enfance en Irak, jusqu'à ses reportages durant la guerre. 


Dès l'annonce du prix, Feurat, 39 ans, originaire de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, installé aujourd'hui à Dubaï, a dédié son prix à son père Amir Ahmed Alani, un Irakien, opposant politique à Saddam Hussein, décédé à l’âge de 75 ans, le 6 octobre dernier. « C’est pour nos parents qu’on fait tout ça », nous a confié Feurat Alani. 


"Mon père, ce héros taiseux, cet homme brillant, mon modèle d'honnêteté, a quitté ce monde, à l'aube, en douceur. Il s'appelait Amir Ahmed Alani. Il avait 75 ans. Il avait quitté son pays natal, l'Irak, en 1972, déchiré. Et il nous laisse aujourd'hui avec une nouvelle déchirure. C'est mon Irak qui part avec lui", écrivait alors Feurat Alani à l'annonce de sa mort. 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.