La journaliste Leila Beratto a été libérée

 La journaliste Leila Beratto a été libérée


Notre consœur et amie Leila Beratto, cofondatrice de 15-38 et correspondante en Algérie pour RFI a été libérée vers 17h30 ce jeudi 28 février, a-t-on appris par sa sœur. Elle avait été arrêtée par la police ce matin à Alger avec une dizaine d'autres journalistes. Les professionnels des médias s'étaient rassemblés dans le centre d’Alger pour dénoncer la censure quand la police les a interpellés.


"Sa famille est soulagée, d'autant plus qu'elle n'avait aucune nouvelle depuis son arrestation", nous a confié ravi l'un de ses proches au téléphone. 


Une dizaine de journalistes algériens qui participaient à un rassemblement dans le centre d'Alger contre la censure ont été interpellés par la police. Ils étaient une centaine, venant de médias écrits et audiovisuels, publics et privés, rassemblés en fin de matinée sur la «Place de la Liberté de la presse» pour dénoncer les pressions subies par leur profession, à la suite des restrictions de couverture du mouvement de contestation actuel en Algérie. Parmi ces journalistes arrêtés figuraient donc la journaliste de RFI Leïla Beratto et le directeur de la rédaction de la chaîne Echorouk. Reporters sans Frontières a appelé à la libération de tous les journalistes. 


Diplômée de journalisme de l’Institut français de presse de l’Université Paris-2, Leila Beratto, 31 ans, a grandi en France dans la région de Grenoble. Installée à Alger en 2012, elle travaille depuis comme correspondante de Radio France Internationale (RFI) et d’autres médias radios et de presse écrite. Leïla Beratto réalise de nombreux projets et œuvres sur les questions liées au travail et aux migrations. En 2018, elle co-réalise avec le photographe Camille Millerand "Derwisha", un film qui donne la parole migrants subsahariens en Algérie.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.