Un étudiant zimbabwéen tué pour son portable

 Un étudiant zimbabwéen tué pour son portable




La communauté subsaharienne d'Algérie sous le choc et en colère après qu’un étudiant zimbabwéen a été poignardé à mort pour son portable, à Annaba, ce mardi 5 février.


Un jeune étudiant zimbabwéen de 22 ans a été agressé devant sa faculté à Annaba pour son portable, comme le rapporte nos confrères d'Alg24.


"Ce drame a eu lieu, vers 19h00, lorsque le jeune étudiant, Prosper, âgé d’à peine 22 ans est sorti de la résidence universitaire du 19 Mai de Sidi-Amar, afin de faire ses courses. Un individu lui a volé son téléphone portable et lui a asséné un coup de couteau au niveau de la cuisse gauche. Ce jeune subsaharien a été transporté en urgence à l’hôpital le plus proche d’El-Hadjar, mais il a succombé à ses blessures", souligne Alg24.


Même s'il est encore trop tôt pour savoir s'il s'agit d'un simple crime crapuleux ou d'une agression raciste, cette lâche agression a relancé le débat sur le racisme anti-noir en Algérie. Ce mercredi 6 février, était organisée une marche où les manifestants exigeaient de l'État algérien plus de sécurité et que justice leur soit rendue.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.